Charente-Maritime : le travail d'hiver dans la forêt de la Coubre

Pendant l'hiver, les agents de l'ONF (Office National des Forêts) de Charente-Maritime parcourent les 5.000 hectares de la forêt de la Coubre pour l'entretenir. Ils sélectionnent les arbres appelés à être abattus pour éclaircir les bois.
Les agents de l'ONF interviennent dans la Forêt de la Coubre, au nord de Royan, pour sélectionner les arbres à abattre.
Les agents de l'ONF interviennent dans la Forêt de la Coubre, au nord de Royan, pour sélectionner les arbres à abattre. © Pierre Lahaye/ France Télévisions
Au nord de Royan, la forêt de la Coubre est un lieu de prédilection pour les promeneurs qui peuvent parcourir ses 5.000 hectares plantés en grande majorité de pins maritimes. Tous les arbres ont été plantés au 19ème siècle, sur ordre de Napoléon III pour lutter contre l'ensablement de la presqu'île d'Arvert. Elle est exploitée et entretenue par l'ONF.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'hiver est une période de forte activité dans cette forêt comme dans beaucoup d'autres.
C'est à cette saison que les coupes de bois sont réalisées. La sève circule moins dans les arbres ce qui les rend moins sensibles aux chocs sur leur écorce. Les insectes et les champignons sont moins nombreux et le sol, essentiellement constitué de sable, est plus humide et solide. Enfin, il ne s'agit pas d'une période de reproduction pour les animaux et les promeneurs se font rares quand les températures commencent à descendre. Ces conditions permettent aux forestiers de travailler dans de meilleures conditions. 


"C'est comme dans un jardin, il faut éclaircir"

L'essentiel du travail consiste à éclaircir les arbres, des coupes destinées à rendre ceux qui vont rester plus forts. En effet, il est nécessaire de couper certains arbres, les moins résistants, pour permettre aux autres de grossir. Il fait aussi éliminer les arbres les plus âgés.
Pour Jean-Bernard Duprat, technicien à l'Office National des Forêts, ce travail s'apparente à celui des jardiniers.

On enlève des bois qui sont trop serrés, trop denses. On travaille en fait comme on travaille dans un jardin. Il faut éclaircir les carottes quand elles sont trop épaisses. En forêt aussi, il arrive un moment où les arbres se gênent les uns les autres et donc il faut diminuer la densité tout en favorisant l'apparition de nouvelles pousses grâce aux pommes de pin tombées par terre. 

Jean-Bernard Duprat, technicien à l'Office National des Forêts


Privilégier les coupes sélectives

La première étape de ce que l'ONF appelle " des coupes d'amélioration" consiste à repérer les arbres appelés à disparaître. Il s'agit des plus faibles d'entre eux, des arbres que l'on dit "dominés" par d'autres plus grands dont le développement serait gêné par une trop forte densité. Ici, les arbres marqués cet hiver seront abattus l'an prochain. Depuis plusieurs années maintenant, l'ONF privilégie ses coupes sélectives et abandonne les coupes rases beaucoup plus néfastes pour l'environnement et contestées par les associations de défense de la nature.
Charente-Maritime : l'exploitation de la forêt de la Coubre

Les arbres abattus vont être vendus et valorisés.

Ils vont servir de bois pour faire des palettes de transport de marchandises et toute la partie haute de l'arbre est destinée à faire du bois de trituration pour la pâte à papier et les panneaux de particules.

Dominique André, technicien de l'Office National des Forêts


Chaque année, 10.000 m3 de bois sont prélevés dans la forêt de la Coubre pour être transformés dans l'industrie de la filière. Parallèlement, 1% de la forêt est renouvelé tous les ans.
 
Parcours dans cette forêt avec les professionnels > reportage d'Eric Vallet, Pierre Lahaye et Maud Coudrin :
L'entretien de la forêt de la Coubre







 
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