Le domaine du Patureau
Aurélia Ange est hôtesse de l'air mais quand elle n'est pas dans un avion, elle réside à Montguyon dans le sud de la Charente-Maritime. Dans cette commune rurale, la mère d'Aurélia élève près de 80 gallinacées dont une dizaine de coqs. D'autres propriétaires de coqs de départements limitrophes ont déjà annoncés à Aurélia qu'ils se joindront au mouvement de soutien jeudi à Rochefort.On a suivi l'histoire du coq d'Oléron, le risque pour nous aussi, c'est que des citadins se plaignent parce que la campagne ça fait trop de bruit et qu'ils demandent de faire taire nos coqs. A la campagne, il y a des animaux, des mouches, des vaches, c'est la campagne quoi,
-Aurélia Ange.
Une plainte pour nuisance sonore
Depuis deux ans, Corinne Fesseau, la propriétaire du coq, est en conflit avec ses voisins. Le couple qui possède une maison de vacances juste à côté de l'enclos, a porté plainte pour "nuisances sonores". Il estime que le chant matinal du coq est insupportable et il demande le départ du coq.
Corinne Fesseau avec son coq Maurice à Saint-Pierre-d'Oléron, le 5 juin 2019.
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© Xavier Léoty, AFP
Le New York Times s'intéresse au coq Maurice
Le 23 juin dernier, le New York Times s'était intéressé au coq Maurice. Le célèbre quotidien américain avait publié un article intitulé "The Rooster Must Be Defended’: France’s Culture Clash Reaches a Coop". L'article relatait un sujet de société celui de la ruralité où les modes de vies dérangent parfois des citadins propriétaires de résidences secondaires.Adam Nossiter, le journaliste américain soulignait que "le coq est devenu le symbole d'un éternel conflit français entre ceux pour qui, la campagne est un simple décor de villégiature et ceux qui y vivent vraiment".