Île d’Oléron : pour réduire les nuisances sonores, la fin des vols en hélicoptère

Les hélicoptères ne s’envoleront plus de l’aérodrome de l’Île d’Oléron en raison des nuisances sonores qu’ils occasionnent. Cette décision, prise par la Communauté de communes, est jugée insuffisante par le collectif Tranqu’île.
Les hélicoptères font notamment découvrir le célèbre fort Boyard aux touristes.
Les hélicoptères font notamment découvrir le célèbre fort Boyard aux touristes. © Marine Nadal

L’Île d’Oléron connaît un trafic aérien assez dense, notamment en été. Vols privés, de loisirs, en ULM, et même baptêmes en hélicoptère. Le collectif Tranqu’île, qui regroupe plusieurs riverains, est vent debout contre les nuisances que tous ces vols engendrent. Ils ont obtenu une première victoire.

La société Mont Blanc Hélicoptères qui proposent des baptêmes de l’air au-dessus du célèbre fort Boyard, ont été contraints de supprimer leurs vols quotidiens qu’ils effectuaient au départ de l’Île d’Oléron. La Communauté de communes a décidé de ne pas renouveler le bail de leur base.

On a l'impression de prendre pour tout le monde

Damien Harmel, responsable de la Mont Blanc Hélicoptères

Une décision que Damien Harmel, pilote et responsable de Mont Blanc Hélicoptères comprend : «Il y a des problématiques de nuisances sur l’île. On cherche des solutions de remplacements, il y a d’autres places qui nous permettront de continuer l’activité ». Le responsable du groupe regrette toutefois le sentiment « de prendre pour tout le monde ».

Des futurs pilotes du Samu

« Le groupe Mont Blanc forme des pilotes aussi. Ils créer leur expérience sur les vols touristiques avant d’être pilote pour le Samu. Il faut cumuler 2 500 à 3 000 heures, soit une dizaine d’année avant de piloter pour le Samu ».

Mont Blanc travaille sur le site de l’aérodrome d’avril à octobre à raison de 15 à 20 baptêmes par jours, toujours sur le même circuit

Michel Parent, président de la Communauté de communes de l'Île d'Oléron

La Communauté de communes à l’origine de cette décision des vols se justifie. « Mont Blanc travaille sur le site de l’aérodrome d’avril à octobre à raison de 15 à 20 baptêmes par jours, toujours sur le même circuit », explique Michel Parent, président de la Communauté de communes. Il poursuit : «La société Mont Blanc n’est pas la seule concernée. On a décidé d’interdire toutes les activités commerciales sur l’aérodrome. Seuls les clubs et les entraînements de pilotes seront autorisés ».

Pas seulement les nuisances venant des hélicoptères

Pour le collectif Tranqu’île ce n’est pas suffisant. Thomas Plas habite à six kilomètres de l’aérodrome, sur la côte. « Je suis dans une zone avec beaucoup de passage et des survols à basse altitude des avions de loisirs ou de tourisme », explique celui qui est à la tête du collectif Tranqu’île. Pour lui les nuisances sonores ne se résument pas aux passages des hélicoptères de la société Mont Blanc.

Des moteurs silencieux

« Les vols commencent à huit heures jusqu’à 22 heures. On ne veut pas empêcher les avions de voler », assure Thomas Plas avant de proposer des solutions. Il suggère la mise en place d’une régulation et d’équiper les avions de moteurs silencieux.

L’idée d’une charte est sur la table, mais Michel Parent est ferme : « L’aérodrome est important au présent et à l’avenir. On va éliminer les nuisances sonores les plus spectaculaires, pour le reste, l’aérodrome fait partie de l’espace insulaire et le restera ».

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