L’île d’Oléron, le petit coin de paradis du chef d’orchestre  Julien Masmondet

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Écrit par Anastasia Nicolas avec Alain Darrigrand

Le jeune chef d'orchestre Julien Masmondet nous fait partager ses coups de cœur sur l'ile de son enfance où il revient chaque année pour se ressourcer.

Son petit coin de paradis à lui, c’est à bicyclette qu’il le sillonne. « Mon grand plaisir ici c’est de laisser la voiture, et de prendre mon vélo pour aller sur les marais », dévoile Julien Masmondet. Quand il vient sur l’île d’Oléron, c’est avec le vélo de son grand-père que le chef d’orchestre français de 44 ans part en vadrouille.

Celui qui a dirigé les plus grands orchestres français et opéras, notamment celui de Paris, a un lien tout particulier avec la Charente-Maritime. Il y a fondé en 2005 le Festival « Musiques au pays de Pierre Loti ». Un événement associant musique et littérature, afin de redécouvrir des œuvres et compositeurs français rarement joués. « J’ai toujours été fasciné par cet artiste aux multiples facettes » se souvient-il avec émotion, en passant devant la maison de Pierre Loti.

Une histoire de famille

Originaire de Paris, le maestro a passé de long moment sur l’île d’Oléron étant enfant, et y garde de merveilleux souvenirs de famille. Ses grands-parents, cultivateurs, possédaient une maison sur ces terres, et c’est ici qu’il revient régulièrement durant ses séjours.

C’est avec beaucoup de poésie qu’il décrit l’un des lieux qu’il apprécie le plus, le Marais de l’aiguille, à Saint-Pierre d’Oléron. « Au coucher du soleil, on peut admirer des reflets dans les Marais. Cela donne vraiment envie d’orchestré la nature », déclare le charentais-maritime de cœur. « C’est un vrai concert auditif, où tous les sens sont en éveils ». Poser sa serviette les matins, sur les plages de sable fin cachées derrière les forêts, sont aussi l’un de ses plaisirs simples de cet amoureux de cette île.

Julien Masmondet profite de chaque passage sur l’île pour recharger ses batteries. Comme une pause dans le temps, qui lui offre une véritable bouffée d’air frais, un sentiment de liberté. C’est avec humour, qu’il évoque ses débuts fracassants dans la musique. « J’ai commencé par la batterie, dans un appartement parisien ça pose d’énormes problèmes ! » s’amuse-t-il. Son instrument trouve désormais sa place dans le garage familial, endroit où il a pu jouer de nombreux étés sans s’inquiéter de déranger le voisinage.

Sur île, l’homme s’est fait des amis. Rencontré il y a une dizaine d’années, Christian Ehrmann est l’un d’entre eux.  « Julien est un personnage incontournable sur la scène artistique », soutient celui qui a été un temps président du festival fondé par Julien Masmondet. Il lui reconnait même une certaine influence : « C’est un chef qui a une réputation internationale […], par son carnet d’adresse, il a été en mesure de faire venir des pointures internationales » déclare Christian Ehrmann.

Entre l’île d’Oléron et Julien Masmondet, l’histoire d’amour est partagée.

Le reportage d'Alain Darrigrand et Cédric Cottaz.

 

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