Le groupe de cinémas CGR, basé près de la Rochelle, mis en vente : "On espère trouver des gens dans notre ADN", déclare son directeur général

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Écrit par Olfa Ayed

Les deux actionnaires du groupe de cinémas CGR, les fils du fondateur, vendent leur part. Le numéro deux français des cinémas cherche donc un repreneur. Son directeur général Jocelyn Bouyssy, rassure sur la volonté du groupe de perpétuer les valeurs familiales de la société.

Numéro deux français des cinémas avec 74 établissement et 700 salles, le groupe de cinémas CGR, basé à Périgny près de la Rochelle (Charente-Maritime) est en vente. Les deux actionnaires principaux du groupe, Charles et Luc Raymond, les fils du fondateur Georges Raymond, passent la main. Son directeur général, Jocelyn Bouyssy, se veut rassurant : "On essaie de gérer cette passation dans l’intérêt commun. (...) On espère trouver des gens dans notre ADN. Ses enfants ont fait en sorte que l’œuvre puisse perdurer, et bien, on va le faire sans eux."

"CGR" (pour Circuit Georges Raymond) est l’histoire d’une success story : celle d’une petite entreprise familiale devenue une énorme société de 3000 salariés qui s’est étendue à d’autres activités : le groupe détient 17 hôtels, 5 Burger-King, une thalassothérapie, un restaurant Pierre Gagnaire et quelques autres restaurants. "Les premiers contacts que j’ai eu avec les premiers repreneurs (...) ils sont persuadés qu'il faut garder les hommes et les affaires", souligne Jocelyn Bouyssy.

Un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros en 2019

Fondée en 1966 par Georges Raymond, ce dernier était une figure locale et surtout un précurseur notamment avec la création des premiers multiplexes. Décédé en 2001 à l'âge 67 ans, ce sont ses deux fils Luc et Charles Raymond qui prendront la suite et deviendront les principaux actionnaires.

Depuis 16 ans, c'est Jocelyn Bouyssy qui est le directeur général du groupe, deuxième exploitant de salles en France. Avant la crise sanitaire en 2019, le groupe affichait un chiffre d'affaires de plus de 300 millions d'euros.

La suite de l’histoire, ce sont les nouveaux détenteurs de la société qui l’écriront. "On a une douzaine de personnes qui nous a contacté, des groupes de cinémas, des fonds d’investissement. On intéresse beaucoup de monde", indique le directeur général qui espère que la société mère reste à Périgny.

Reportage de Yann Salaün et Alexandra Lassiaille