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Le Grand Pavois de La Rochelle met chaque année à l'honneur un pays. Il s'agit pour l'organisation de "faire découvrir une destination mais c’est aussi mettre en avant les capacités et le potentiel d’une destination, comme l'expliquait récemment Pierrick Garenne. A savoir attirer des professionnels français à venir rencontrer des interlocuteurs malgaches, voir des interlocuteurs du tourisme ou de l’État, pour essayer de voir ce qu’il est possible de faire. Ça fait partie du concept de base de l’invité du Grand Pavois et force est de constater qu’il y a vraiment du potentiel à développer" à Madagascar. 
 

Madagascar en quelques mots

L'île de Madagascar est située dans l'Océan Indien, près des îles françaises de la Réunion et de Mayotte. Les Français sont d'ailleurs les premiers touristes, en nombre, à venir visiter cet archipel de 25,6 millions d'habitants. Il est bordé à l'est par l'Océan Indien et à l'ouest par le Canal du Mozambique, qui la sépare du continent africain.
Voici quelques informations général sur ce pays. Avec ses 587 041 km², Madagascar est plus grand que la seule France métropolitaine (547 030 km² pour la métropole, 643 081 km² pou l'ensemble du territoire).
Madagascar fait partie des pays les plus pauvres au monde, avec un revenu quotidien moyen de 2 dollars américains par habitant.
 

L’économie bleue, c’est une ambition naturelle du pays

Roland Ratsiraka, ancien ministre du tourisme et par ailleurs candidat à la présidence de Madagascar
 

Un fort potentiel touristique

Madagascar compte 2 millions 600 000 hectares de parc marins, dont certains sont classés en réserve de biosphère ou en site RAMSAR, gage d'une vraie richesse naturelle. L'archipel dispose par ailleurs de 5000km de côtes.

Un paradis pour les amateurs de nautisme, de faune et de flore marines, où l'on peut découvrir les requins baleines, les dauphins ou les tortues, comme le montre ce reportage d'O. Riou et P. Lahaye, réalisé au large de Nosy Be en février 2018.
Madagascar, invité du Grand Pavois de La Rochelle (épisode 3/5)
Reportage : Olivier Riou, Pierre Lahaye et Marion Reiler ; Intervenants : Anthony Poiron (Safari Baleine), Arthur Guillemain (Whale Skark Project), Pierrick Garenne (organisateur grand pavois) et Adolphe Samsidine (habitant de Nosy Be et Guide Touristique)
Les activités de sorties nautiques sont encore assez peu développées dans l'archipel, compte tenu de ces richesses naturelles. "Il y a des choses à voir aussi à terre, défend Emery Zafilaza, qui est agent d’accueil du Parc national marin de Nosy Tanikely. Il y a des lémuriens, les chauves-souris." Chaque touriste paie 5 euros pour financer ce parc, et y rester le temps de la baignade et de la découverte.
Un lémurien sur Nosy Tanikely à Madagascar / © France 3 Poitou-Charentes
Un lémurien sur Nosy Tanikely à Madagascar / © France 3 Poitou-Charentes

Autre contradiction : ce pays tourné vers la mer ne dispose que d'un seul chantier de bateaux dits modernes, l'embarcation malgache étant plus souvent un boutre arabe qu'un bateau de plaisance. Nous avons pu rencontrer le patron et les salariés de ce chantier installé près de la capitale Antananarivo.
Madagascar, invité du Grand Pavois de La Rochelle (épisode 2/5)
Reportage : Olivier Riou, Pierre Lahaye et Marion Reiler ; Intervenants : Guillaume Poutot (propriétaire Chantier TechMarine), Patrick Razafinirina (chef d’atelier) et Anthony Furteau (représentant TechMarine)

 

Quand vous voyez Nosy Iranja, ça se vend tout seul

Laurent Tanguy, tour-opérateur belge, en visite sur l'île d'Iranja
 

Se développer sans se renier

C'est un peu devant ce choix que se trouvent les Malgaches aujourd'hui : développer des activités touristiques sans renier une culture, une histoire, un art de vivre. Ce que reconnait Adolphe Samsidine, qui habite Nosy Be et travaille comme guide touristique : "D’un côté, oui, on est content d’avoir un peu plus de gens qui viennent, qui améliorent notre économie. Mais on a un peu peur aussi sur l’évolution de certains établissements ou des investisseurs, qui prennent trop nos plages ou qui rend notre coût de la vie trop cher."

L'îlot d'Iranja ne fait qu'un kilomètre carré mais son potentiel d'attraction est immense : plage de sable fin, eaux turquoises, petit port et un village de 350 habitants qui commence à voir sur son sol, jusqu'ici préservé, des tour-opérateurs et des touristes. Comme l'explique un tour-opérateur belge dans le reportage à regarder ci-dessous : "on a une forte demande maintenant sur Madagascar : c'est une île qui a été intouchée. Quand vous voyez Nosy Iranja, ça se vend tout seul. C'est fantastique, unique." "Après naturellement, ils doivent bien conserver tout cela, reconnaît-il, et espérons que le tourisme soit durable".
Madagascar, invité du Grand Pavois de La Rochelle (épisode 4/5)
Reportage : Olivier Riou, Pierre Lahaye et Marion Reiler ; ntervenants : Narcisse Tsimpa (originaire de l’ile), Pierrick Garenne (organisateur du Grand Pavois), Laurent Tanguy (opérateur belge) et Abdon Mananjara (guide)
Sur cet îlot, 1 euro par personne qui débarque va directement dans la caisse du village. "Ici les villageois ne gagnent pas directement de l’argent mais il y a un certain pourcentage pour le village. Ici, ils ont construit une école, il commence à y avoir des douches publiques". C'est ce que nous explique Abdon Mananjara, un guide malgache rencontré sur Nosy Iranja.

La Marina de Nosy Be, Port Cratère, n'a rien à voir avec l'image que l'on se fait des marinas. Ici se côtoient des yachts plus ou moins grands, plus ou moins chers, et les boutres arabes, ces embarcations typiques des pêcheurs malgaches. Comme en témoigne un voyageur breton en escale dans ce port : "Il y a juste un petit ponton (...) autrement il n'y a pas d'autres infrastructures. Pour le gasoil, on est obligé de faire 10 km, on prend le taxi ou le tuk tuk et puis pour le gaz pareil."

Pierrick Garenne, de l'organisation du Grand Pavois, en convient :

Effectivement, c'est un peu roots, mais par contre, quelle évasion !