Rugby Top 14 : le Stade Rochelais monte à la capitale avec sa casquette de leader du championnat

Pour la 9ème journée de Top 14, les maritimes se déplacent au Stade Français. Libéré par le XV de France, Arthur Rétière sera sur la feuille de match.
Entraînement studieux pour les maritimes qui se déplacent ce week-end au Stade Français
Entraînement studieux pour les maritimes qui se déplacent ce week-end au Stade Français © P. Haye-France Télévisions
Il n'y aura pas de France-Fidji, pas plus que de Lyon-Clermont. Ainsi va le monde de l'ovalie à l'ère "coronavirus", une planète qui tourne aussi peu rond qu'un ballon de rugby. Finalement, ce sera donc à 21h05 que sera donné dimanche le coup d'envoi de la rencontre Stade Français-La Rochelle. Enfin normalement... 

Sûrement pas facile pour les joueurs de faire abstraction de tout ça dans un championnat qu'ils ne sont pas sûrs de disputer jusqu'au bout. Plus que jamais donc, le bon vieil adage du "on prend les matches les uns après les autres" a repris du service lors des hebdomadaires conférences de presse. C'est que le dernier en date a laissé des traces chez les jaune et noir. "Machés", c'est ainsi que le deuxième ligne Rémi Leroux a retrouvé ses camarades de jeu lundi après le féroce combat contre les "jaunards". Et ce n'est pas Jérémy Sinzelle qui dira le contraire, qui se prépare à une nouvelle joute de haut niveau contre une équipe qu'il connaît bien.
 

Ça a été un match avec une haute intensité. Je pense que ça va être la même chose ce week-end, donc à nous de répéter ce genre de performance. Ils (le Stade Français, ndlr) ont fait un super match contre Toulouse et ils ont une coupure à cause du COVID, donc il faut bien préparer ce match comme on le fait depuis le début. Paris va avoir de belles intentions de jeu. A nous de garder cette constance de début de saison que l'on a.

Jérémy Sinzelle, ailier du Stade Rochelais

Rémi Leroux sera dimanche sur la pelouse de Jean Bouin
Rémi Leroux sera dimanche sur la pelouse de Jean Bouin © P. Lahaye-France Télévisions


Côté internationaux, Aldritt et Rétière ont donc été libérés prématurément par Fabien Galthié, mais seul l'arrière sera sur la feuille de match dimanche. Pour la suite, il faudra également se passer de Dulin, Atonio et Bourgarit, eux aussi appelés par le XV de France. "C'est une fierté pour le club", concède Grégory Patat. L'occasion aussi pour certains joueurs de prendre un peu de temps de jeu. C'est le cas donc de Rémi Leroux. Le normand a déjà disputé 15 matches en équipe première depuis sa première apparition le 24 mars 2019 en Top 14. Il sait que cette montée à la capitale ne sera pas une promenade de santé.
 

C'est une grosse équipe. Ils sont très solides devant et ils ont de gros atouts, notamment en touche. Dans le jeu, ils peuvent être très performants et ils ont la capacité à jouer très vite. C'est une équipe très dangereuse. On se déplace donc ça ne va pas être un match facile.

Rémi Leroux, deuxième ligne du Stade Rochelais

21 à 20 ; ce fut le score final du Stade Français-La Rochelle la saison dernière. Un lointain souvenir mais un regret éternel sûrement pour ceux qui étaient sur le terrain ce jour-là. Grégory Patat, lui, s'est plutôt intéressé aux performances plus récentes du club parisien qui, de l'avis de tous, semble rendre des copies d'une autre tenue cette année. Une équipe en quête de rédemption et dont il faudra à coup sûr se méfier.
 

Ce que l'on sent dans cette équipe, c'est qu'il y a une volonté de remettre une vieille identité "Stade Français" à l'intérieur de ce groupe. L'arrivée de Thomas lombard, le retour de Gonzalo Quesada ; ils essayent de remettre leur ADN en place. C'est une équipe qui a encore du mal à être régulière en terme de résultat, mais on sent qu'il y a quelque chose qui se passe chez eux et c'est une équipe qui, au vu de leur effectif, peut être très dangereuse.

Grégory Patat, entraîneur du Stade Rochelais

Premier du championnat ou pas, les rochelais partent donc au combat avec toujours le même état d'esprit. Pour l'instant épargnés par le coronavirus, ils ne désirent qu'une chose, ou plutôt deux : jouer au rugby... et gagner tous les matches, les uns après les autres.
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