Marennes-Hiers-Brouage : Claude Balloteau, une femme élue maire de la capitale de l'ostréiculture

Claude Balloteau a été élue maire de Marennes-Hiers-Brouage vendredi 23 octobre. L'ancienne adjointe à la culture et au patrimoine a été désignée suite à l'élection du maire (PS) Mickaël Vallet aux élections sénatoriales. Un défi de taille pour la Marennaise, une figure de la commune depuis 50 ans.

Claude Balloteau est la deuxième femme à diriger Marenne après Irène de Lipkowski dans les années 60
Claude Balloteau est la deuxième femme à diriger Marenne après Irène de Lipkowski dans les années 60 © J Bouchon / France Télévisions / F3 Poitou Charentes
C’est la deuxième femme à prendre la tête de la capitale de l’ostréiculture. Claude Balloteau a été élue maire de Marennes-Hiers-Brouage (17), vendredi 23 octobre. Pour la première fois, ce lundi, elle a occupé le bureau de l’ancien maire PS Mickaël Vallet, devenu le 27 septembre dernier sénateur de la Charente-Martime.

"Ses cartons sont encore là, en attendant d’être transportés vers sa permanence", sourit l'ancienne adjointe à la culture et au patrimoine, avec en tête les nouveaux défis à relever.
 

C'est un défi parce que M. Vallet avait une connaissance très pointue des dossiers. Mais je vais m’y consacrer entièrement comme pour la culture. Pour l’instant, je ne m’en rends pas bien compte. Je ne peux pas dire que je n’ai pas peur, mais je suis entourée d’une équipe, et grâce à toutes ces personnes, je crois que nous allons bien travailler pour nos concitoyens.

Claude Balloteau

Une figure de Marennes depuis 50 ans

Claude Balloteau n’est pas une inconnue à Marennes. Elle enchaîne son 5ème mandat à la mairie, dont 3 auprès de Mickaël Vallet. "Je connais bien la commune, ses habitants, anciens et nouveaux. C’est une ville que j’ai tout de suite aimé, le marais, les activités ostréicoles, cette belle lumière que nous avons ici, l’histoire de cette ville..." Avant la politique, elle a enseigné plus de 30 ans dans l'école communale. 
 

Je me suis installée à Marennes en 1969 parce que j’y ai rencontré mon futur mari, j’ai fait toute ma carrière pratiquement à Marennes et j’ai dû avoir un bon millier d’élèves en tant qu’institutrice à l’école élémentaire.

On retrouve d'ailleurs l’un de ses anciens élèves dans son équipe municipale. Nicolas Leblanc est aujourd'hui adjoint à la voirie. "En CM1, c’était ma maîtresse d’école, elle a fait partie des personnes qui ont pu m’inculquer des valeurs républicaines, culturelles. Claude disait que la culture, c’est l’indépendance."

"La culture, ce n'est pas une option"

Lea culture a toujours été le cheval de bataille de cette Marennaise. Avec ses 6.200 habitants, Marennes réunit un cinéma et une salle de spectacle, une médiathèque, la commune a même sa salle de musique actuelle. Une librairie s’est installée en plein centre-ville. L’ancienne adjointe est bien décidée à poursuivre dans cette voie."La culture, ce n'est pas une option, c’est une obligation, pour faire taire les différences. C’est une ouverture sur le monde."

Madame le maire n’est adhérente d’aucun parti, mais affiche sa volonté d’administrer sa commune dans le sillage de l’ancien maire, vainqueur des dernières élections municipales de 2020. Le mandat devait être à l'origine confié à son collègue Philippe Moinet, qui a choisi finalement de laisser sa place après quelques soucis de santé.
 
Ses objectifs : continuer le développement de l’écoquartier La Marquina, le développement de la circulation des piétons et des cyclistes, plus de voiries, et continuer le grand projet de visibilité du marais de Brouage, "L’Esprit des lieux". 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique élections municipales 2020 élections femmes société culture