Nantes : l'automobiliste qui a fauché dix passants est originaire de Berneuil (17)

Un automobiliste a foncé lundi sur un marché de Noël bondé du centre de Nantes, blessant 10 personnes avant de se porter plusieurs coups de couteau. L'homme s'appelle Sébastien Sarron, est âgé de 37 ans, habite Berneuil (17) et conduisait une camionnette immatriculée en Charente-Maritime.

L'intérieur de la camionnette immatriculée en Charente-Maritime.
L'intérieur de la camionnette immatriculée en Charente-Maritime. © AFP ImageForum

"J'ai simplement vu la voiture foncer dans le stand. Elle a foncé complètement dans les gens."
Un témoin de la scène.



Peu avant 19h00, lundi soir,, le conducteur d'une camionnette blanche immatriculée en Charente-Maritime a foncé sur un chalet où était servi du vin chaud place Royale. 200 ou 300 personnes étaient dans les travées de ce marché de Noël.

Brigitte Lamy, procureur de la République de Nantes, a précisé devant la presse que le drame avait fait 11 blessés dont cinq graves, parmi lesquels l'automobiliste, qui s'est porté une dizaine de coups de couteau au thorax après le choc. Parmi les blessés, le pronostic vital d'une personne est engagé, selon Mme Lamy, qui a précisé qu'aucun enfant ne figurait parmi les victimes. Les blessés ont été transportés au CHU de Nantes.

"On ne peut parler d'acte de terrorisme", a estimé Mme Lamy. "Ça paraît un cas isolé". Il n'y a pas "de revendication particulière", a-t-elle dit. "Un carnet a été découvert à côté de la camionnette. On est en train de l'étudier", a-t-elle rapporté. "C'est un acte volontaire. Ca ressemble, sous réserve de vérifications, à un acte du même genre que ce qui s'est produit à Dijon", a ajouté la procureure.

Selon une source proche du dossier, l'auteur de l'agression nantaise est né en 1977. "En l'état, aucun témoignage ne montre une quelconque revendication religieuse", a affirmé cette source. L'homme était "connu des services", a indiqué Mme Lamy, mais sans pouvoir dire pour quels faits. Face à ces événements, le Premier ministre Manuel Valls a appelé au "sang-froid".

6 des blessés sont sortis ce matin de l'hôpital.


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