Coronavirus. Témoignage : des soignants de Royan partent aider à Mulhouse et en région parisienne

Cinq soignants de la clinique Pasteur de Royan vont partir en renfort dans les hôpitaux et cliniques de Mulhouse et de la région parisienne. Il s'agit de deux aide-soignants, de deux infirmiers et d'un médecin anesthésiste.

Clinique Pasteur à Royan
Clinique Pasteur à Royan © Google Street View
Cinq membres du personnel soignant de la clinique Pasteur de Royan vont partir à Mulhouse et en région parisienne. Ils vont être déployés dans des établissements qui pratiquent la réanimation pour renforcer les équipes sur place et permettre à certains de se reposer un peu.
Mulhouse, élément militaire de réanimation
Mulhouse, élément militaire de réanimation © Philippe de Poulpiquet, Maxppp

Le premier à partir ce jeudi, est un médecin anesthésiste, il fait partie d'un groupe de 18 soignants de Nouvelle Aquitaine qui seront acheminés à Mulhouse, soit dans l'hôpital militaire, soit au CHU. Ils vont voyager dans le bus des Girondins de Bodeaux, mis à disposition  de l'agence régionale de santé par le club.


Les quatre autres sont infirmiers et aide-soignants et seront répartis sur des établissements privés appartenant au même groupe que la clinique Pasteur à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), Port-Martly (Yvelines) et Osny (Val-d'Oise). Des établissements qui accueillent des malades Covid-19 en réanimation.

Gaël, infirmier va partir en région parisienne

Parmi les quatre personnes qui doivent partir en région parisienne, figure Gaël. Il est infirmier et il s'est porté volontaire pour aller aider. C'est un peu dans son ADN.

J'ai fait de l'humanitaire, j'ai fait des missions au Burkina-Faso, j'ai fait du bénévolat, j'ai été sapeur pompier, ma vie est un peu tournée vers les autres, alors là, c'était évident d'y aller.
- Gaël, infirmier

 Il a pu laisser son travail à la clinique parce que l'activité est réduite, comme le confirme la directrice de l'établissement Marielle Guillaud

Toutes les interventions ont été déprogrammées, à l'exception de la cancérologie. Il fallait libérer des lits et du personnel.
- Marielle Guillaud, directrice de la clinique Pasteur

Gaël a peu d'informations sur sa mission. Il ne sait pas encore dans quel établissement il va travailler, il sait juste que la mission dure du 7 au 10 avril et qu'elle est renouvelable. Il attend de voir pour éventuellement prolonger le séjour. Son souhait est d'être utile.

Ce que je redoute le plus c'est d'être nocif pour les patients. J'ai fait de la réanimation il y a longtemps au début de ma carrière. Les gestes ne changent pas, mais le matériel lui a évolué. J'espère pouvoir bien utiliser le matériel. Je n'ai pas de craintes pour moi, je veux juste être utile.
- Gaël, infirmier

Il s'est rendu disponible avec l'aide de son épouse, elle aussi infirmière, qui a changé son emploi du temps pour rester auprès de leurs deux enfants. Elle a parfaitement accepté sa décision. Il redoute un peu plus, en revanche, la réaction de ses enfants quand il va leur annoncer son départ.
 

Service de réanimation, image d'illustration
Service de réanimation, image d'illustration © Philippe de Poulpiquet, MaxPPP


Quant à savoir à quoi il va être confronté sur place, il n'a pas d'inquiétude. Même s'il ne sait pas non plus très bien à quoi s'attendre.

 Je suis curieux de savoir si ce qu'on voit dans les médias est bien la réalité.
- Gaël, infirmier

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
coronavirus/covid-19 santé société solidarité