Saintes. Le docteur Cuot à la barre pour consultation habituelle d'images à caractère pédopornographique

C'est au tribunal correctionnel de Saintes que s'est ouverte l'audience de Jean-André Cuot (65 ans), anesthésiste en poste à l'hôpital de Jonzac depuis 2011. Il écope de 12 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant trois ans et 1.000 euros de dommages et intérêts.
Jean-André Cuot et son épouse dans la salle des pas perdus du palais de justice de Saintes (17)
Jean-André Cuot et son épouse dans la salle des pas perdus du palais de justice de Saintes (17) © Pascal Simon - France Télévisions
Le 6 mars dernier, nos confrères de FranceInfo et de la cellule investigation de Radio France révélaient que Jean-André Cuot avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis en 2008 pour détention d'images pédopornographiques. Trois ans avant son arrivée à l'hôpital de Jonzac.

Ce jour-là, jour des révélations dans la presse, il était alors immédiatement suspendu par l'établissement. Lors de l'enquête fin 2017, l'anesthésiste avait admis continuer ses agissements mais plus de façon aussi régulière. Pourtant, la saisie de ses ordinateurs avait révélé la consultation à 14.873 reprises de sites pornographiques entre 2016 et 2017. Ce jeudi 9 juillet, le docteur Cuot comparaisait pour "consultation habituelle d'images à caractère pédopornographique". A l'issue de cette audience, l’anesthésiste de 65 ans écope de 12 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant trois ans et 1.000 euros de dommages et intérêts, reversés à la Fondation pour l’Enfance.
Il lui sera également interdit d’exercer toute activité professionnelle en contact avec des personnes mineures. Suite à cette condamnation, il est désormais inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.

Cette affaire pose désormais question : est-elle en lien avec celle de Joël Le Scouranec ? Pour rapel, cet autre praticien est suspecté de viol sur 349 enfants. Les deux hommes ont travaillé ensemble dans le même hôpital pendant plusieurs années. Il est néanmoins impossible de dire s'ils ont pu échanger sur leurs penchants. Dans tous les cas, Jean-André Cuot s'en défend. Il assure "n'avoir jamais franchi la frontière", ni fantasmé sur ses patients.

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