FIBD 2020. A Angoulême, les auteurs de BD dénoncent la “précarisation” de leur profession

Plusieurs dizaines d'auteurs sont montés sur la scène du théâtre d'Angoulême pour rappeler que "sans auteur et autrice, il n'y a pas de BD". / © Yohan Bonnet - AFP
Plusieurs dizaines d'auteurs sont montés sur la scène du théâtre d'Angoulême pour rappeler que "sans auteur et autrice, il n'y a pas de BD". / © Yohan Bonnet - AFP

La 47e édition du festival de BD d'Angoulême qui s'achève dimanche a été marquée par la fronde des auteurs de BD qui dénoncent la "précarisation" de leur profession alors que 2020 a été proclamée "année de la BD".

Par Avec AFP

Lors de la cérémonie de remises des Fauves, Gwen de Bonneval et Fabien Vehlmann, lauréats du prix Goscinny, ont indiqué qu'ils n'iraient plus à Angoulême "tant que le milieu ne changera pas". Plusieurs dizaines d'auteurs sont montés sur la scène du théâtre d'Angoulême pour rappeler que "sans auteur et autrice, il n'y a pas de BD". Emmanuel Moynot, lauréat du Prix du Polar, est venu chercher son prix pieds nus. "J'ai toujours été du côté des va-nu-pieds", a-t-il lancé avant d'appeler les auteurs à "se bouger".

A la fin de la cérémonie, tous les lauréats sont revenus sur scène le poing levé. On espère que ce livre résonne particulièrement aujourd'hui.
- Younn Locard - Fauve d'or

Les dessinateurs et scénaristes de BD estiment être "les lésés du miracle économique de l'édition". Le marché français de la bande dessinée a battu un nouveau record en 2019, grâce à un bond de 11% de ses ventes mais "plus de 50% des autrices et auteurs professionnels sont en dessous du smic, plus de 30% en dessous du seuil de pauvreté", a fait remarqué cette semaine le collectif "Auteurs et autrices en action".

Nous avons rencontré le dessinateur Guilhem, Antoine Ozanam (scénariste), Angélique Cesano (coloriste) et Denis Bajram (Pdt de la Ligue des auteurs professionnels).

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