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Manufacture Charentaise : l'ancien directeur se défend

Stéphane Baleston avait été recruté par l'ancien ministre Renaud Dutreil. / © Capture écran France 3 Poitou-Charentes
Stéphane Baleston avait été recruté par l'ancien ministre Renaud Dutreil. / © Capture écran France 3 Poitou-Charentes

Après un an au poste de directeur général, Stéphane Baleston a quitté la Manufacture Charentaise sur fond de tensions. Aujourd'hui, il s'exprime sans détour.

Par Mary Sohier

C'est seul que Stéphane Balestin, ancien directeur de la Manufacture Charentaise, s'est présenté à la presse mercredi 17 juillet. Il est venu "livrer sa vérité" après plusieurs jours de polémique.

Il y a une semaine, le 12 juillet, nos confrères de la presse régionale révélaient que l’avenir de la Manufacture Charentaise, 110 salariés, serait compromis. Une crise que certains attribuaient, en partie, au départ du directeur, Stéphane Balestin. En 2018, l'ancien ministre Renaud Dutreil avait racheté l'entreprise Rondinaud et y avait associé 3 autres entreprises pour former la société.
 

Il justifie ses 10.000 € bruts par mois

Stéphane Baleston se défend sur son salaire, sa gestion et sa société de conseil car il était prestataire pour la manufacture Charentaise : "10 000 euros bruts par mois, ça ne me semble pas inopportun. On s'était mis d'accord dès le départ sur ma rémunération et elle a toujours été transparente. Les actionnaires ne l'ont jamais remise en cause."

Des querelles de personnes

Recruté en 2018 par l'ancien ministre Renaud Dutreil, Stéphane Baleston avait pour mision de moderniser l'entreprise. Une tâche qu'il s'est avérée "compliquée", dit-il, mais surtout qui aurait été entravée par des "querelles de personnes". Dernier épisode en date quand Stéphane Baleston a voulu changer une partie de la direction commerciale : "J'ai eu une opposition assez franche." Une partie de l'équipe a alors suivi Stéphane Baleston lors de son départ.

Un manque de trésorerie

Conséquence : les banques sont inquiètes car un trou s'est creusé dans le financement. Selon Stéphane Baleston, il manquerait au minimum un million d'euros pour sauver l'entreprise. Contacté par téléphone, Renaud Dutreil n'a pas souhaité s'exprimer face caméra, préférant selon ses mots "protéger les salariés".
 

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