Mort de Logan: le propriétaire et le promoteur du site où le drame était survenu il y a 5 ans, vont être mis en examen

Les juges de la cour d’appel de Bordeaux ont ordonné la mise en examen du propriétaire espagnol des Chais Montaigne à Angoulême, ainsi que du promoteur irlandais du site. Tous deux sont suspectés d’avoir causé indirectement la mort de Logan Peyrebesse, le 20 juin 2015.
 

Logan Peyrebesse (image d'archive)
Logan Peyrebesse (image d'archive) © France Télévisions
Une première ordonnance de non-lieu avait été contestée en appel par la mère du jeune adolescent. La mise en examen requise contre le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont, pour homicide involontaire, n’a pas été suivie.

Rappel des faits

L’adolescent de 14 ans avait fait une chute mortelle après s'être introduit sur la friche industrielle, connue de la jeunesse angoumoisine pour être, à l'époque, un site d’"urbex",  d'exploration urbaine. Monté sur le toit de l’usine, fermée depuis dix ans, Logan était tombé de 15 mètres de haut.
Friche industrielle (affaire Logan Peyrebesse)
Friche industrielle (affaire Logan Peyrebesse) © France Télévisions

Une enquête en plusieurs étapes

L’affaire, dans un premier temps, avait été classée sans suite. Les juges angoumoisins, saisis ensuite en première instance par la mère de Logan, Malvina Peyrebesse, qui avait porté plainte contre les administrateurs du site, avaient alors conclu au non-lieu. Contestant la décision, elle avait alors fait appel, assistée de son avocat Me Béthune de Moro. Lors de l’audience en appel en janvier dernier, le parquet général avait confirmé le non-lieu pour les propriétaires de la friche, mais avait toutefois requis la mise en examen du maire d’Angoulême Xavier Bonnefont, pour homicide involontaire, estimant qu’il avait commis une faute en ne prenant pas un arrêté de mise en péril concernant le site des Chais.

Relance de l'affaire

Le 2 juillet, les juges de la cour d’appel de Bordeaux n’ont donc pas suivi la requête du parquet général, écartant la responsabilité du maire. Ils ordonnent par contre la mise en examen du propriétaire et du promoteur des Chais Montaigne, dénonçant « l’inertie délibérée et constante » de Juan Arzoz Erreca et de Bruno Vitalinc, alors même qu’ils savaient que la friche industrielle « servait de terrain de jeux et d’aventures ». Les deux hommes sont donc suspectés d'avoir indirectement causé la mort de Logan Peyrebesse, survenue le 20 juin 2015.
Le juge d’instruction du tribunal d’Angoulême, va maintenant recevoir les deux hommes pour leur signifier leur mise en examen, avant un éventuel renvoi, en correctionnelle cette fois.
 
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