VIDÉO. Face à la fermeture de son école, la commune de Magnac-Lavalette-Villars se mobilise

durée de la vidéo : 00h01mn44s
La communauté de communes Lavalette Tude Dronne, en Charente, souhaite fermer plusieurs écoles dans les deux ans. Parmi elles, celle de Magnac-Lavalette-Villars. ©France 3 Poitou-Charentes

La communauté de communes Lavalette Tude Dronne, en Charente, souhaite fermer plusieurs écoles dans les deux ans. Parmi elles, celle de Magnac-Lavalette-Villars.

Magnac-Lavalette-Villars, 500 habitants et une école qui risque bientôt de fermer ses portes. C’est le tableau que dépeignent, avec tristesse, parents d’élèves et élus. Ils se sont réunis pour protester contre ce projet de la communauté de commune qui vise à regrouper les élèves au sein d’un nouveau groupement scolaire.

"Bien démarrer dans la vie"

Cette école n’accueille qu’une seule classe, de 15 élèves répartis en trois niveaux. Pour de nombreux parents d’élèves, être en petit effectif est une véritable plus-value pour leurs enfants.

Avant, mon fils était dans une autre école. Il avait une classe de 30 élèves. C’était très compliqué pour lui, car il est dyslexique. Ici, ça marche comme sur des roulettes, il est content d’avancer.

Emilie Cron

Membre des parents d'élèves

Pour elle, ce confort, lié à un enseignement de proximité, doit être accordé à tous les élèves. “Tous les enfants devraient avoir la chance de bien démarrer dans la vie”, résume-t-elle.

Vie locale

Si le bien-être des enfants est primordial, dans leur combat, c’est aussi le village et son dynamisme qui en dépendent.

“C’est notre dernier service public dans le village. Tout ce qu’on a construit depuis 30 ans, c’était pour l’école. On a créé de l’emploi, de l’économie avec 10 % d’emplois supplémentaires. Le nombre d’habitants a doublé”, énumère le maire de la commune, Didier Jobit.

La commune, aidée de plusieurs associations d’habitants, a investi dans des tablettes et la rénovation des locaux. “Avec ce nouveau groupement, il va falloir de nouveaux investir plusieurs milliers d’euros pour pousser les murs d’un nouveau bâtiment”, regrette Didier Jobit.

Il reste encore un espoir pour ces opposants. Le projet de la communauté de communes doit encore être approuvé. La décision revient donc aux 50 maires qui pourront voter.