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Un nouveau vignoble en Corrèze, à Argentat-sur-Dordogne

Nouveau vignoble en Corrèze
Le vignoble corrézien est en plein renouveau. Après le 1001 pierres le 1001 pierres et les vins des coteaux du Saillant, la région d'Argentat elle aussi accueille de nouveaux viticulteurs : un jeune couple franco-suisse ! Intervenants : 1/Philippe Avril, propriétaire du Domaine de Saint Bazile de la Roche 2/ Mickaël Dourthe, SA Duvigneau et fils (33) - A. Demars, J-S. Tingaud

On connaissait déjà le Mille et Une Pierres ou les coteaux du Saillant… Un jeune couple franco-suisse est en train de planter un nouveau vignoble, à Argentat-surDordogne. Un sacré pari pour qu’un jour on puisse déguster (avec modération) le Domaine de Saint-Bazile de la Roche !

Par Jean-Martial Jonquard

Avant que le phylloxéra ne raye les vignobles corréziens de la carte en 1880, on ne comptait pas moins de 17 000 hectares dans le département, où le vin eut son heure de gloire. Les rois de France, les moines de Cluny et même les papes en Avignon ont apprécié, en leur temps, les vins d'Allassac, du Saillant ou de Voutezac, issus des meilleurs terroirs de la basse-Corrèze.

Mais depuis une vingtaine d'années, le renouveau est en marche: après le Mille et Une Pierres, ou les vins des coteaux du Saillant, la région d'Argentat vient elle aussi d’accueillir de nouveaux viticulteurs !

Enfin viticulteurs, Philippe et Vania Avril, jeune couple franco-suisse, ne le sont pas encore ! Eux qui travaillent en Suisse, voilà deux ans qu’ils consacrent leurs week-end, leurs temps libres, leur argent et toute leur énergie pour d’abord raser 10 hectares de forêt, puis terrasser ces mêmes 10 hectares en coteaux, exposés plein sud.

Mais enfin depuis cette semaine, le projet prend corps, puisqu’ils ont entamé la plantation de leurs premiers ceps de vigne, sur une première parcelle de 5 hectares.

28 000 ceps doivent être ainsi plantés, en cépages de Cabernet franc, Malbec, Syrah et Riesling, dans un sol riche en schiste, qui pourraient faire penser aux vignobles du sud-Alsace. Un projet qui en outre se veut bio et réfléchi, en permaculture.

Mais le pari est de taille ! Les Avril ont déjà investi près de 200 000 €, sans obtenir aucune aide ou subvention, et ce n’est qu’un début. Les premières vendanges ne sont pas attendues avant au mieux 2020. D’abord sceptique, l’entreprise girondine chargée de la plantation estime que les blancs, rouges et autres rosés prévus pourraient s’avérer très intéressants.
A vérifier, en dégustant avec modération, d’ici 3 à 4 ans.

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