Championnats du monde de canoë-kayak de descente : la Vézère site historique, technique et exigeant

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Écrit par Camille Nowak avec Franck Petit

63 ans après leur première édition à Treignac, les championnats du monde de canoë-kayak de descente font leur grand retour ce week-end. Jusqu'au 6 juin, 150 kayakistes et Céistes vont s'affronter sur ce parcours considéré comme l'un des plus beaux sites naturels au monde pour le canoë-kayak.

1959, la commune de Treignac accueille les tous premiers championnats du monde de canoë-Kayak. 63 plus tard, ils font leur grand retour pour une édition qui s'annonce mouvementée. 

En effet, la Vézère compte parmi les parcours les plus exigeants : "Il faut des qualités physiques et physiologiques d’autant que le sprint est assez long. Une bonne palette technique est aussi indispensable car il y a des mouvements d’eau très variés. Et enfin, une bonne capacité mentale pour rester lucide jusqu’à la fin !", confie Phenicia Dupras, championne du monde de descente en 2019. 

Un débit de 15 mètres cube par seconde

Suralimentée par les lâchers d'eau du barrage des Bariousses, la Vézère impressionne par son débit : 15 mètres cube par seconde.

Parmi les athlètes qui vont prendre part aux championnats du monde, certains découvrent le site. C'est le cas de Jésus Rodriguez Leon, kayakiste de l'équipe d'Espagne : "C'est la première fois que je viens ici en compétition, j’ai jeté un œil sur la rivière et ça m’a l’air difficile, franchement je suis nerveux". 

Les kayakistes venus du monde entier devront donc mémoriser au mieux le parcours pour éviter la casse dans des passes très techniques comme la "Gougeonnière" ou les "Serpents". "La Gougeonnière, c'est deux rouleaux qu'on appelle des rappels, c'est des mouvements d'eau qui nous retiennent complètement. Les Serpents c'est deux grands virages, le but du jeu c'est de ne pas s'arrêter sur les contre-courants", explique Lionel de Miranda, kayakiste spécialiste de la Vézère. 

L'eau est sombre c'est dû au fond. On a du mal à voir les rochers, c'est très technique, il y a des vagues partout, des cailloux partout, des rouleaux, c'est très compliqué.

Lionel de Miranda, Kayakiste spécialiste de la Vézère

Depuis le début de la semaine, les meilleurs descendeurs du monde reconnaissent le parcours. Cyril Leblond, directeur sportif des championnats du monde de Treignac, nous raconte, "les étrangers nous racontent que tous les soirs ils réparent les bateaux. On a même un athlète brésilien qui avait un bateau test du constructeur slovaque qui est complètement détruit après une descente avec un incident, le bateau s'est enroulé autour d'un arbre". 

L'épreuve mondiale la plus haute de la discipline

Cette compétition correspond à l’épreuve mondiale la plus haute de la discipline, la descente, discipline non olympique mais dans la liste du haut niveau. 

"C'est en effet un parcours très technique qui permet de voir les fins navigateurs", commente Nicolas Sauteur, céiste français

Au total, plus de 20 pays participent à cette compétition : Australie, Belgique, Bosnie, Canada, Croatie, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Irlande, Italie, Japon, Maroc, Macédoine, Portugal, République Tchèque, Slovénie, Serbie, Slovaquie. 

Deux épreuves à suivre sur NoA et sur France.tv

ÉPREUVES DE SPRINT

ÉPREUVE CLASSIQUE

  • Classique individuelle : dimanche 5 juin entre 14h et 17h30
  • Classique par équipe : lundi 6 juin entre 10h et 13h