Circulation des trains interrompue entre Pompadour et Objat

© illustration (Pixabay)
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En plein débat sur la réforme et l'avenir des petites lignes, la SNCF a décidé de suspendre la liaison ferroviaire entre Pompadour et Objet en Corrèze. Une décision prise en raison de la dégradation de la ligne dans le secteur de Vignols-St-Solve. 

Par Hélène Abalo

Plus de train entre Pompadour et Objat. C'est en urgence que la SNCF a pris cette décision le 26 février 2018 après le passage d'un train. Vers 18h30, ce lundi, un agent a en effet constaté un défaut de nivellement sur la ligne.

Des mesures techniques ont été réalisées et il s'avère que cet affaissement demande "une expertise complémentaire puis des travaux". Le jour même de l'incident, ce sont 6 TER qui ont été supprimés ou partiellement supprimés. 

Un service de substitution par autocars est désormais mis en place. 
La ligne devrait rester fermée au moins jusqu'au 11 mars inclus. 

La ligne ferroviaire Limoges-Brive via Saint-Yrieix-la-Perche
La ligne ferroviaire Limoges-Brive via Saint-Yrieix-la-Perche
 
Cette décision n'a pas manqué de faire réagir la Région Nouvelle-Aquitaine qui demande à SNCF Réseau dans un communiqué de "réduire ses délais d'intervention et d'interruption des circulations". 

La ligne unique Pompadour-Objat faisait déjà l'objet, depuis 2015,  des réductions de vitesse de circulation,  de 70 km/h à 60 km/h puis, en 2018, de 60 km/h à 40km/h.
La Région dit s'être engagée à hauteur de 18.3 millions d'euros pour rénover plusieurs sections de cette ligne dans le cadre du  Contrat de Plan Etat Région 2015-20120, mais selon la Nouvelle-Aquitaine, un audit démontrerait que ce sont "75 millions d'euros qui seraient nécessaires pour assurer sa pérennité". 

Cette interruption de ligne intervient en plein débat sur le rapport Spinetta et la réforme de la SNCF. La Nouvelle-Aquitaine exige auprès de l'État la définition d'un calendrier précis des travaux, la garantie de leur financement et de leur réalisation, pour permettre la pérennisation de la liaison. Et de rappeler que le 26 février, le Premier ministre s'est prononcé en faveur du maintien des "petites lignes". 



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