Elections municipales : le point en Corrèze

Beranrd Combes annonçant sa candidature pour un troisième mandat à Tulle le 18-10-2019 / © MaxPPP/Agnès Gaudin
Beranrd Combes annonçant sa candidature pour un troisième mandat à Tulle le 18-10-2019 / © MaxPPP/Agnès Gaudin

Le maire socialiste sortant de Tulle Bernard Combes a annoncé officiellement sa candidature à sa succession ce vendredi 18 octobre 2019.
A cinq mois des élections municipales le paysage corrézien se décante peu à peu même si rien n’est encore fixé dans de nombreuses communes du département.

Par Pascal Coussy

« On a besoin d’ambition. Cette ambition, je la porte, je souhaite la porter dans un mandat qui serait le troisième ».

Cette fois-ci c’est parti ! A Tulle le maire socialiste sortant Bernard Combes est officiellement en campagne pour se succéder à lui-même à la mairie de la préfecture de Corrèze qu’il dirige depuis 11 ans.

L’homme de confiance corrézien de François Hollande, ancien conseiller à l’Elysée, se présente comme « socialiste » à la tête d’une liste « de gauche ». Il met en avant son bilan de bon gestionnaire mais aussi son projet : faire de Tulle « une ville à la campagne ».
 

Bernard Combes veut un troisième mandat à Tulle


Face à Bernard Combes, à Tulle, peu de candidatures officielles pour l’instant si ce n’est celle du secrétaire départemental du Rassemblement National de Corrèze José Dinucci.

Une liste autonome LREM pourrait voir le jour et, à droite, le positionnement de Raphaël Chaumeil chez Les Républicains créé quelques difficultés pour accorder les violons avec l'association Corrèze Demain.

Selon Jean-Pierre Audy, le secrétaire départemental de Les Républicains joint au téléphone, les choses sont pourtant claires : à l’issue du scrutin européen, « c’est Corrèze Demain qui a reçu les clés du camion pour organiser les municipales dans le département ».
 

A droite, c’est Corrèze Demain qui a reçu les clés du camion


Un Jean-Pierre Audy qui ne se présentera d’ailleurs pas à Meymac.

C’est Corinne Brindel, ancienne conseillère générale du canton de Sornac et ancienne maire de Millevaches qui portera les couleurs de la droite pour tenter de reprendre la mairie passée à gauche de quelques voix en 2014 avec Philippe Brugère.
Meymac sera d’ailleurs un des principaux enjeux de la droite républicaine en Corrèze.


A Brive, dans la ville la plus peuplée du département, le suspens commence à s’estomper, pour peu qu’il n’ait jamais existé.

Le maire sortant Les Républicains Frédéric Soulier repart en campagne pour un nouveau mandat avec sa liste « un projet pour Brive ».

A gauche, Paul Roche, le jeune secrétaire départemental du Parti Socialiste, portera finalement les couleurs de son parti, l’ancien maire PS Philippe Nauche n’ayant pas souhaité repartir au combat.


Pas très loin de Brive, à Malemort, le scrutin municipal sera particulièrement ouvert.

Le maire sortant UDI Jean-Paul Avril a décidé de ne pas se représenter.
Il y aura donc forcemment un nouveau maire dans 5 mois dans la quatrième ville de Corrèze.
 

Malemort aura un nouveau maire, quoiqu’il arrive


A droite c’est l’UDI Laurent Darthou qui va mener la bataille, un très proche du président du Conseil Départemental Pascal Coste.

A gauche, le socialiste et président de l’association « Malemort Autrement »  Frédéric Filippi est pressenti pour tenter de reconquérir la ville perdue en 2014 par le parti socialiste et son maire de l’époque Jean-Jacques Pouyadoux.


A Ussel, la droite devra, là aussi, régler ses dissensions.

Le maire divers droite sortant Christophe Arfeuillère est candidat à sa succession. Mais il sort très affaibli d’un mandat au cours duquel il a dû affronter une vive opposition au sein même de sa majorité municipale, notamment la démission de sa première adjointe Françoise Béziat.

A gauche, l’ancien maire Gilles Chazal pourrait mener une liste élargie et profiter des divisions à droite pour reconquérir sa mairie perdue en 2014.
 

A Uzerche, l'après Sophie Dessus


Enfin à Uzerche l’ombre de Sophie Dessus, députée-maire socialiste de la ville depuis 2001 décédée en 2016, planera encore sur le scrutin.

Son successeur à la mairie, le communiste Jean-Paul Grador devrait se représenter à la tête d’une liste de gauche élargie.
Face à lui, il pourrait retrouver Annie Queyel-Peyramaure, conseillère départementale Les Républicains, et conseillère municipale d’opposition.

Pour l’instant, aucun état-major n’a encore présenté la liste complète de ses candidats pour les 280 communes de Corrèze qui éliront leurs représentants les 15 et 22 mars prochains.

La Droite le fera officiellement le 23 novembre prochain à Brive lors d’un congrès de Corrèze Demain.
 

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