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Le Parquet de Paris demande le renvoi de Julien Coupat devant le Tribunal Correctionnel

© BARLIER Bruno PHOTOPQR/POPULAIRE DU CENTRE novembre 2008
© BARLIER Bruno PHOTOPQR/POPULAIRE DU CENTRE novembre 2008

On se dirigerait vers un procès du jeune corrézien Julien Coupat, de sa compagne et son ex-petite amie, devant le Tribunal Correctionnel de Paris. Le Parquet demande qu'ils soient jugés pour des actes de sabotage « en relation avec une entreprise terroriste ».

Par Isabelle Rio

Des actes de sabotages sur des lignes TGV en 2008

Soupçonnés pour des actes de sabotages de lignes TGV commis dans les nuits du 25 au 26 octobre et du 7 au 8 novembre 2008, dix jeunes avaient été mis en examen en novembre 2008. Des manifestations de soutien à ces jeunes s'étaient alors multipliées à Tarnac. Après une enquête de sept années, largement suivie par les médias - selon nos Confrères du Monde qui ont pu consulter le réquisitoire définitif du Parquet - le Parquet de Paris vient de conclure au renvoi du jeune corrézien Julien Coupat, de sa compagne Yildune Lévy et son ex-petite amie Gabrielle Hallez devant le tribunal correctionnel. Il requiert un non-lieu pour deux de leurs compagnons, ainsi que pour trois des cinq sabotages, dont l’enquête n’a « pas permis d’identifier les auteurs ». Pour les cinq autres membres présumés de cette « association de malfaiteurs », le Parquet reconnaît manquer d’éléments les reliant aux dégradations. Il rejette la circonstance aggravante d’« entreprise terroriste » mais requiert néanmoins leur renvoi pour des « tentatives de falsification de documents administratifs », des « recels » de documents volés ou des « refus de se soumettre à des prélèvements biologiques ».

En attente de la décision de la Juge d'Instruction

Dans le cadre de l'instruction en cours, il appartient désormais au Juge d’instruction, Jeanne Duyé, de suivre - ou pas - cette demande de renvoi devant le Tribunal Correctionnel formulée par le Parquet. Une ordonnance qui ne devrait pas intervenir avant l'automne.


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