Les amoureux des jardins mobilisés ce week-end pour parler du changement climatique

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Écrit par Isabelle Rio .

Alors que les conséquences des orages sont à déplorer ce week-end en Limousin, le 19e rendez-vous aux jardins sensibilisait le public aux constats du changement climatique à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement. Partout en France des animations étaient organisées, comme en Corrèze où un atelier de sensibilisation sur la préservation des insectes s'est tenu à Egletons

Tout au long de ce week-end, les amoureux des jardins ont pu découvrir ceux qui s'ouvraient au public.

Un moment de pause, pour observer les plantes et écouter celles et ceux qui, du lever au coucher du soleil souvent, sont au plus près d'elles.

Et en observant, en comparant l'évolution de ces plantes, ces arbres, ces fleurs, les conséquences du changement climatique sont déjà visibles. Et c'est à ce constat qu'a voulu sensibiliser "le 19e rendez-vous au jardin"

Intensification des précipitations (fortes pluies et grêle), augmentation des périodes d'aridité et de sécheresse... ce sont notamment des modifications déjà réelles.

Mais pour agir, il faut d'abord comprendre. Et pour comprendre, il faut observer.

Dans ce jardin-atelier à Egletons en Corrèze, Emilie Gabet - Educatrice à l'environnement au CPIE de la Corrèze, invite les enfants à poser leur regard au plus près de la nature.

"On va essayer d’avoir une fleur bien ouverte..." dit-elle en cherchant dans le bosquet.

Observer les fleurs pour comprendre le rôle des insectes pollinisateurs, c’est l’objectif de cet atelier

"Donc, pour pouvoir transporter le pollen d'une fleur à l'autre, la plante a besoin des insectes..."

35% de ce que nous mangeons dépend de la pollinisation par les insectes. Sans eux, ni tomates ni cerises, adieu café et chocolat.

"Il y a un énorme déclin des insectes dans le monde et si on regarde nos méthodes de culture, de jardinage, comment sont les jardins avec de l'herbe bien coupée partout, on voit qu'il y a moins d'aménagement pour les insectes pollinisateurs" rappelle Emilie Gabet.

Un autre regard, d'autres habitudes...

Et pourtant, il suffit d'un carré d'herbe non fauché ici et là, dans les jardins, sur les bords des routes, dans les ronds-points. C'est toute une éducation pour sortir des clichés véhiculés depuis des années par nos regards sur les jardins dits "propres".

Dans le jardin-atelier, les enfants intrigués s'approchent de l'hôtel à insectes. Et quoi de mieux d'en fabriquer avec eux "du coup, ils ont moins peur des insectes, ils vont même les apprécier et avoir envie de les attirer" précise Emilie.

Et c'est ainsi que les abeilles se réjouissent de trouver des tiges creuses, les coccinelles elles, une pile d'ardoises, les perce-oreilles eux, un pot avec du paillage... les enfants sont au spectacle.

Chaque insecte a son rôle dans la biodiversité. Un équilibre à retrouver pour éviter tout produit chimique nocif, notamment les pesticides. 

Un changement d'habitudes et de regard, comme ne cesse de le rappeler, rapport après rapport, le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat qui regroupe 195 états. Un constat alarmant qui ne semble pourtant pas provoquer les actions attendues.

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