Procès Tarnac : le premier juge de l’affaire défend son instruction contestée

Publié le Mis à jour le
Écrit par A.P. avec AFP
Arrestation des suspects à Tarnac, le 11 novembre 2008.
Arrestation des suspects à Tarnac, le 11 novembre 2008. © AFP/THIERRY ZOCCOLAN

Thierry Fragnoli, premier juge de l’affaire Tarnac qui s’était dessaisi de l'enquête en 2012 après des mois de tensions avec les mis en examen, a écrit au tribunal pour justifier son instruction. Il avait notamment orienté les premières investigations sur la piste terroriste.

Surprise au procès Tarnac: le premier juge de l'affaire, Thierry Fragnoli, qui s’était déssaisi de l’enquête en 2012 a écrit au tribunal pour défendre son instruction. L’homme n’était pas cité à comparaître mais il a tenu à rétablir sa vérité dans une lettre, que la présidente a lue lors de l’audience. Il indique :

Je maintiens que les actes d'instruction que j'ai accomplis étaient nécessaires et utiles à la manifestation de la vérité.

Thierry Fragnoli avait été saisi du dossier à la mi-novembre 2008 avec les juges Yves Janier et Edmond Bruneau. Il avait alors orienté l’enquête vers la piste terroriste. Mais sa successeure, la juge Jeanne Duyé, puis la Cour de cassation sont revenus sur ces soupçons.

La piste terroriste abandonnée par ses successeurs


L’ancien juge de Tarnac affirme que ses décisions avaient été prises « en concertation » avec les autres juges saisis et que « l'ensemble des actes ont été pour l'essentiel validés par la chambre de l'instruction ».

Depuis le 13 mars, les huit prévenus membres de la communauté libertaire de Tarnac comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour faits de droit commun: association de malfaiteurs, dégradation d'une ligne SNCF, faux et recel de vols et refus de se soumettre à un prélèvement biologique.


Un départ « pour des raisons familiales »


« J'ignore qui est renvoyé aujourd'hui » en correctionnelle et « les motivations » qui ont été retenues, explique le magistrat qui se rappelle simplement le « refus de coopérer des mis en examen » lors de l'instruction.

Thierry Fragnoli, aujourd’hui en poste en Polynésie française a aussi tenu à justifier son dessaisissement du procès Tarnac : « J'ai souhaité quitter Paris pour des raisons familiales ». A l'époque, une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP que le magistrat avait réclamé son remplacement en raison « de la campagne de presse relayant des attaques personnelles » contre lui.



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