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Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy sont relaxés

Le Tribunal Correctionnel de Paris vient de rendre son jugement à propos des militants de Tarnac soupçonnés d’avoir saboté une ligne TGV en 2008.
Les deux principaux prévenus, Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés.

Compte-rendu en direct du Tribunal de Paris dans notre JT de midi
Julien Coupat le 13 mars 2018 au Palais de justice de Paris
Julien Coupat le 13 mars 2018 au Palais de justice de Paris © MaxPPP/Christophe Morin/IP3
Dix ans après avoir été interpellés par cent-cinquante policiers cagoulés dans leur village corrézien, Julien Coupat et Yildune Lévy, initialement soupçonnés de terrorisme, sont innocentés par la justice et relaxés.

Après trois semaines de débats le Tribunal Correctionnel de Paris a décidé que les éléments apportés par les policiers chargés de les surveiller ne démontraient pas qu'ils étaient les auteurs des dégradations constatées dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Dhuisy sur une ligne TGV.

Julien Coupat et Yildune Lévy ne sont finalement reconnus coupables que de refus de prélèvement ADN mais ils sont dispensés de peine.

Mathieu Burnel, Elsa Hauck et Benjamin Rosoux sont relaxés de ce motif.

Julien Coupat, Bertrand Devaux et Elsa Hauck sont aussi relaxés de l'accusation d’association de malfaiteurs en lien avec les débordements survenus en marge de la manifestation du 3 novembre 2008 à Vichy.

Pour la Présidente du Tribunal « le fait d’user d’une corde pour tirer une barrière de CRS ne peut pas constituer une dégradation en réunion » et « le fait de se concerter sur l’organisation d’une manifestation même en la faisant dévier de son trajet ne constitue pas un délit puni de 5 ans d’emprisonnement ».

Manon Gilbert est relaxée de recel de vol.

Christophe Becker est reconnu coupable de recel de vol, tentative de falsification de document administratif et refus de prélèvement ADN. Il est condamné à 4 mois de prison avec sursis.

Pour la présidente du Tribunal "l'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction"


Des peines symboliques allant de 1000 euros avec sursis à 6 mois de prison ferme avaient été requises par le Procureur pour éviter aux huit prévenus, dont certains avaient déjà effectué plusieurs mois de détention provisoire, de retourner en prison.

Les avocats de la défense avaient, eux, plaidé une relaxe générale.

Les huit prévenus du dossier, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans, étaient jugés pour association de malfaiteurs, dégradation d'une ligne SNCF, violences lors d'une manifestation à Vichy, recel de documents volés et refus de se soumettre à un prélèvement biologique. 


VIDEO ; réaction de Me Marie Dose, l'avocate d'Yildune Lévy : 
Interview de Me Marie Dose, avocate d'Yildune Lévy

VIDEO : le résumé de 10 ans d'instruction : 
Desk ; résumé de 10 ans d'affaire Tarnac

 

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