Corrèze : l’aéroclub d’Ussel-Thalamy ouvre ses portes ce week-end

Publié le
Écrit par Claire Lebret

Deux jours pour découvrir les activités de l’aéroclub d’Ussel-Thalamy à Saint-Exupéry-les-Roches, le samedi 29 et le dimanche 30 mai.

Un week-end autour de l’aviation qui donnera l’occasion, pour les curieux, de découvrir l’envers du décor et de voir de près ces machines volantes. Pour d'autres, le jour J pour prendre son envol.

Trente minutes de vols pour découvrir les paysages de Corrèze et pourquoi pas votre habitation vue d'en-haut. A vous de choisir votre moyen de transport aérien du jour !

Parmi les appareils prêts à décoller il y aura un Cessna F-172 de 4 places, un Super Guépard 9128 et un Tétras qui sont des ULM multiaxe biplaces.

Un week-end portes-ouvertes va créer de l’animation car le but c’est de faire voler les avions

Philippe Vriet-Labrouche, président de l’aéroclub d'Ussel-Thalamy

 

600 aéroclubs

Car la concurrence est rude en Limousin comme partout en France. Il y a quatre cent cinquante aérodromes qui sont implantés sur le territoire national et six-cent aéroclubs.

L’aérodrome public d’Ussel-Thalamy est la propriété de Haute-Corrèze communauté. 

C’est le plus grand aérodrome de Corrèze

Philippe Vriet-Labrouche, président de l’aéroclub d'Ussel-Thalamy

L’aérodrome corrézien s’étale sur près de 170 ha. Un beau terrain de jeu pour cet aérodroclub qui voit le jour à la fin des années 40. Le plateau de Millevaches à l’ouest, le Puy de Sancy à l’est et les monts du Cantal au sud, un lieu qui est géographiquement haut en couleur.

Un peu d’histoire

Si nous faisons un bon dans le passé, en 1933, le ministère de la guerre veut disposer d’un terrain militaire en Haute-Corrèze, le terrain est créé sur les communes de Saint-Exupéry-les-Roches et de Saint-Bonnet-près-Bort.

Ce n’était pas un aérodrome c’était un champ d’aviation

Philippe Vriet-Labrouche, président de l’aéroclub d'Ussel-Thalamy

Le temps est passé et les usages ont évolué. Le loisir a pris une place prépondérante avec les "petits" avions et les ULM (engin Ultra léger motorisé) et gravitent autour l’aéroclub plusieurs pratiques telles que la voltige et le parachutisme. 

 

 

Aujourd’hui le club est une association de type Loi 1901 à but non lucratif dont l'objet est de favoriser la pratique de l’aviation légère amateur. Ces types d'avions sont agréés par la direction de l’aviation civile et organisés au sein de la fédération française aéronautique.

L’une des principales activités d’un aéroclub est la formation de jeunes pilotes (à partir de 15 ans pour le brevet de base). Pilotage avec instructeurs, locations d’avions à l’heure de vol, organisations de meetings aériens et baptêmes de l’air complètent les activités.

Baptêmes de l’air

Ce week-end vous pourrez donc vous initier à l’une ou l’autre des activités prévues au programme. Vous pourrez voler dans un avion ou si le cœur vous en dit dans un ULM. Pour les moins téméraires, vous visiterez les hangars et découvrirez l’histoire du club. 

Si vous préférez définitivement le plancher des vaches vous pourrez malgré tout vous envoler virtuellement en testant le simulateur de vol.

Fouga Magister

Enfin les nostalgiques de l’aviation pourront s’extasier devant l’avion mythique des années 50. Le club possède depuis 1997 un Fouga Magister (référencé 223). Fabriqué par les établissements Fouga dans les années 50, l’avion à réaction subsonique fut donné à l’aéroclub par l’armée.

C’est dans un Fouga magister (CF 170) que la patrouille de France a volé de 1957 à 1980. Mais celui qui est exposé à Ussel, sur le parking de l’aérodrome, restera définitivement au sol.

 

Des activités toute l’année

Entre deux portes-ouvertes l’aéroclub d’Ussel maintient l’activité sur l’aérodrome. De mars à septembre , l’amicale de voltige aérienne de Montluçon (AVA) prend son envol depuis le tarmac de l’aéroport d'Ussel-Thalamy une dizaine de fois par an. L’activité de voltige se délocalise de l’Auvergne pour venir en Limousin et limiter les nuisances sonores. Des démonstrations de parachutisme sont aussi programmées avec le club Auvergne Chute Libre, en juillet et en septembre prochain.

Des journées sont aussi dédiées aux femmes, aux jeunes ou au handicap tout au long de l’année avec des tarifs préférentiels ces journées-là.

Faire connaître l’aéroclub est bel et bien le but de ces rencontres avec le public. Les jeunes ne sont pas nombreux à fréquenter l’aéroclub. “Ils passent le BIA (brevet d’initiation à l’aviation) mais ensuite après le bac quittent la région” précise Philippe Vriet-Labrouche, président de l’aéroclub d'Ussel-Thalamy.

La concurrence est rude comme les jeux de simulation de vol selon le dirigeant corrézien. “Il y a aujourd’hui une diversité de loisirs accessibles” ajoute le président de l’aéroclub. 

La polémique dans les esprits

Une déclaration récente de la maire de Poitiers a mis sur le devant de la scène les aéroclubs.

L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants”, a récemment affirmé Léonore Moncond’huy, mairesse de Poitiers, justifiant sa décision par la lutte contre le changement climatique.

A l’aéroclub d’Ussel la phrase suscite des réactions : “Nous allons de plus en plus vers des moteurs qui polluent de moins en moins, il y a même des moteurs électriques” explique Philippe Vriet-Labrouche. “Nous essayons d’aller vers l’écologie c’est une nécessité nous en sommes conscients, y compris les pilotes” ajoute-il.

Nous essayons de tendre vers des vols propres

Philippe Vriet-Labrouche, président de l’aéroclub d'Ussel-Thalamy

Ce week-end sera l’occasion pour tout à chacun de s’exprimer sur le sujet et de s’immerger dans l’univers de l’aviation à l'aéroclub d'Ussel.