Attaque sur des troupeaux en Limousin : l'Office Français de la Biodiversité débordé par les demandes

Publié le Mis à jour le
Écrit par Alexandra Filliot .

Alors qu’une attaque a été signalée sur un jeune bovin en Creuse fin janvier, l’Office Français de la Biodiversité, qui s’est rendu sur place, appelle à la prudence. Explications.

Une nouvelle attaque dans un élevage a été signalée fin janvier en Creuse sur la commune de Saint-Marc-à-Loubaud dans l’exploitation de Marcel Ronteix, éleveur de bovins viande (notamment des Charolaises, Limousines, Aubrac, Salers ainsi qu’un troupeau d’Highlands chargé d’entretenir les tourbières.)

Mais contrairement aux précédents signalements, cet agriculteur raconte que la bête attaquée est un jeune bovin de 7 mois. Contacté par téléphone, il explique avoir constaté sa disparition le 29 janvier au soir, en déplaçant son troupeau…  Il raconte qu'il n'a pas été inquiet sur le moment, car l’animal était assez solitaire … Mais le lendemain, Il retrouve le corps attaqué dans la tourbière, au point de rassemblement de l’abreuvement…. L’animal devait peser une centaine de kilos.

Par le passé, l’éleveur n’avait subi qu’une attaque sur son troupeau. C’était en 2011, pendant la période de grand froid. Un jeune bovin, né sept jours plus tôt, avait alors été attaqué par un renard et il se rappelle que l’animal avait été blessé sur le côté et sur l’arrière, « au niveau des cuissots. Cette fois-ci, c’est différent, car la bête a été attaquée au niveau du cou ».

Sceptique devant cette attaque, il décide donc de faire appel aux professionnels de l’Office Français de la Biodiversité pour savoir quel animal a ainsi pu s’en prendre à ce jeune mâle. Une équipe d’inspecteurs de l’environnement s’est rendue sur place pour effectuer les prélèvements de rigueur.  Pour cet agriculteur, pas question de rentrer dans la polémique. « je reste neutre, mais il y a lieu de vérifier ».

N’ayant aucun certitude sur le prédateur qui a attaqué son troupeau, il attend avec impatience les résultats de l’enquête. Pour lui, que ce soit le loup ou non, il faut être prêt et mettre en place les protections nécessaires pour son élevage. Et prévenir les éleveurs aux alentours si jamais un danger existe.

Des demandes en hausse en Limousin

Si l’éleveur est impatient, c’est que le résultat n’est toujours pas tombé depuis fin janvier. Et pour cause, contacté par téléphone, l’Office Français de la Biodiversité nous confirme que les demandes d’analyses explosent ces dernières semaines dans les trois départements de Haute-Vienne, Creuse et Corrèze.

Dès qu’une attaque est constatée, et notamment en raison de la médiatisation des affaires et des études, tout le monde souhaite savoir si le loup est en cause. Mais on ne peut pas exclure, à chaque fois, des attaques venant d’autres prédateurs. 

« Il faut laisser le temps aux équipes de travailler sur les indices », explique Laurent Dubois, chef de service adjoint à l’Office Français de la Biodiversité.  

Pour l’Office, il est urgent d’attendre les résultats et ne pas crier au loup à chaque instant. Dans le cas de l’attaque de Saint-Marc-à-Loubaud, les investigations sont toujours en cours.  

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