Creuse : hausse du prix du gazole, quels impacts sur les ambulanciers ?

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Écrit par Margaux Blanloeil
La hausse du carburant représente 900 euros de plus pour la société d'ambulance de La Souterraine.
La hausse du carburant représente 900 euros de plus pour la société d'ambulance de La Souterraine. © Raphaël Abd El Nour

Le prix du gazole ne cesse d’augmenter. Ce jeudi 21 octobre 2021, son prix s’élevait à un 1 euro 619 dans une station creusoise. Certains secteurs sont touchés de plein fouet par cette inflation comme les ambulanciers.

Les prix des carburants à la pompe ne cessent de grimper depuis le mois de septembre 2021. L’augmentation serait de 28% sur un an.

Caroline Maquin dirige une société d’ambulance à la Souterraine en Creuse. Pour elle, l’inflation du prix du gazole représente un véritable manque à gagner. Cette entreprise de 30 salariés dépense 7000 litres de carburant par mois pour ces 25 véhicules. Avec le prix actuel du diesel, cela représente environ 800 à 900 euros de plus chaque mois. Et impossible de faire autrement.

Nos tarifs sont fixés par l’Etat ou la préfecture. On ne peut pas répercuter la hausse du gazole. On n’a pas le choix car on est des professionnels de santé, c’est notre outil de travail, il faut faire avec.

Caroline Maquin, directrice des Ambulances Maquin

Cela fait longtemps qu’elle n’avait pas vu une telle hausse ajoute-t-elle. La dernière, c’était en 2012.

La crise sanitaire avait déjà ralenti leur activité. Aujourd’hui, avec cette hausse de carburant, c’est un nouveau "coup de bambou" pour elle et ses salariés. "C’est pas une paille" insiste-t-elle.

La semaine dernière, l’entreprise avait suivi le mouvement de grève national. Un mouvement - par rapport au retard de la mise en place de la nouvelle réforme de l’urgence pré-hospitalière (UPH) - qui s’est déroulé du 12 octobre au 19 octobre 2021.

A cette occasion, les ambulanciers comme Caroline Maquin, aussi représentante du syndicat de la CNSA (Chambre Nationale des Services d’Ambulances de Creuse) en ont profité pour alerter le gouvernement face à la hausse du prix des carburants.

Caroline Maquin tente de chercher des explications auprès de son fournisseur local. Mais le distributeur s’avoue, lui aussi impuissant, et s'estime aussi victime de ces envolées inéluctables des prix.

Nous on importe, on stocke, on distribue, donc notre pouvoir est très limité. On doit entretenir un réseau, on a des exploitants sur les stations qu’il faut rémunérer avec des commissions, on a de la maintenance sur ces sites et il faut les faire vivre. Nous sommes dans le même bateau, c’est pour cela qu’on est dans une situation inconfortable.

Bruno Marchat, Secrétaire général du groupe Picoty

L'or noir se fait cher et les entreprises locales veulent miser sur d’autres alternatives. Ils espèrent que le bioéthanol ou les bornes électriques permettront de subsister. Mais il reste encore du travail pour développer ces techniques.

Face à la hausse des prix des carburants, le Premier Ministre, Jean Castex, devrait faire des annonces en cette fin de semaine. Le gouvernement s’apprête à annoncer des mesures de protection du pouvoir d’achat. Le chèque carburant serait une option privilégiée qui permettrait d'aider les salariés aux revenus les plus faibles.

 

 

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