Carcidiag : placée en redressement judiciaire, la start-up creusoise cherche activement un repreneur

Le tribunal de commerce de Guéret a décidé de placer la start-up de biotechnologies Carcidiag en redressement judiciaire. Une bonne nouvelle pour l’entreprise qui risquait la liquidation. Comment les salariés accueillent-ils cette décision et quelles sont les prochaines étapes ?

« Je suis soulagé », une phrase qui sonne comme un cri du cœur pour Vincent Carré, Président fondateur de Carcidiag, tout juste après avoir reçu le coup de téléphone de ses avocats ce jeudi 15 septembre. Les juges du tribunal de commerce annoncent que son laboratoire est placé en redressement judiciaire. Concrètement c’est une première victoire, concède-t-il en masquant à peine un sourire.

 

« On bénéficie maintenant d’une période qui va nous permettre d’aller chercher des repreneurs. De manière active avec l’aide d’un certain nombre de personnes qui m’ont déjà contacté pour me proposer leur aide. Donc c’est vraiment un soulagement pour toute l’équipe, pour tout le monde. Et j’espère maintenant qu’on va pouvoir retrouver un repreneur », espère le chef d’entreprise.

 

Dans le bureau d’en face, il y a Josette Duché, employée ici depuis près de 4 ans, elle est en charge de toute la partie administrative et relations humaines. Cette annonce est une délivrance pour elle.

« Je suis soulagée mais en même temps je ne sais pas tellement décrire cela, c’est un mélange d’émotion, c’est un peu compliqué à exprimer ».

 

Spécialisé sur la recherche contre le cancer, le laboratoire s’était implanté en Creuse il y a 5 ans. Mais, la crise du Covid a complètement mis à mal la jeune start-up, qui a perdu de nombreux clients. Pour se relever, l’entreprise Carcidiag a désormais 3 semaines pour trouver un investisseur capable d’injecter 1,5 millions d’euros. A la clé, une reprise d’activité et la production de leur kit de détection des cellules cancéreuse. 

 

« On n’est pas comme en informatique où l’on n’a besoin que de matériel relativement moins lourd et moins coûteux à mettre en place. En biologie il y a tout un tas de matériel qu’il faut posséder. Il faut avoir accès aux prescripteurs. Aux personnes qui vont utiliser nos produits, et ce n’est pas facile », reconnaît Vincent Carré.

 

Prochaine étape pour Carcidiag avec le tribunal de commerce de Guéret, le 30 septembre. Les juges doivent trancher de la solidité des éventuels repreneurs. 

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