Le difficile reclassement des anciens GM&S licenciés

En Creuse, à la Souterraine, que sont devenus les 156 salariés du sous-traitant automobile GM&S licenciés fin 2017 ?  Une cellule de reclassement a été mise en place et vient de se réunir. 32 ex-employés seulement ont retrouvé un CDI sur 140 adhérents à la cellule.   


 

Le site de La Souterraine industrie, ex GM&S.
Le site de La Souterraine industrie, ex GM&S. © T.Milon/france 3 limousin

Plus d’un an après la reprise du site de GM&S, renommé la Souterraine industrie (LSI), les salariés qui ont été licenciés peinent à retrouver un travail stable.

Didier Tournois, 50 ans, 15 ans d’usine en fait partie. Après un déménagement dans l’Indre voisine et 2  CDD, il est au chômage. Selon lui, à l’instar d’autres témoignages, des patrons préfèrent aujourd’hui éviter de recruter d’anciens GM & S. Certains semblent notamment garder en tête les images de bouteilles de gaz accrochées dans la cour de l’usine et la menace de faire exploser le site.

On a toujours cette étiquette derrière nous. On pourra pas l’enlever tout de suite. Il nous a été conseillé d’enlever le nom de la société (NDLR : sur le CV). Certaines personnes ont eu peur de ce qu’elles ont vu à la télé. Didier Tournois.

Cellule de reclassement 


Après la reprise, une cellule de reclassement a été mise en place pour accompagner les licenciés. 140 employés y ont adhéré. Selon la Direccte de la Creuse (direction du travail), 133 personnes ont suivi une activité ou une mesure concrète (emploi ou formation). 163 ateliers et job dating ont été organisés en 2018 principalement à la maison de l’emploi et de la formation à la Souterraine.

Vendredi 25 janvier, la cellule de reclassement qui est prolongée de six mois a fait un point de situation. Près de 70 personnes sont en emploi dont 32 CDI et moins d’une cinquantaine de CDD. 8 projets de création d’entreprise sont en cours. 20 seniors sont en retraite ou proches de l’échéance.
Au final, une quarantaine de personnes sont en recherche d’emploi.

Quant au site LSI, il tourne au ralenti selon la CGT, le principal syndicat qui continue de se battre pour obtenir des constructeurs le versement de primes supra-légales supplémentaires.
 
Mardi 29 janvier, une délégation de salariés et ex salariés de GM&S sera reçue à la commission des affaires  économiques de l’Assemblée Nationale. Objectif : pousser les députés à voter une loi sur la responsabilité des donneurs d’ordre vis à vis des sous traitants pour pérenniser les emplois.
 

Le difficile reclassement des anciens GM&S licenciés ©france 3 Limousin

 

 

 

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