Stanislas Guérini, patron des LREM, en Creuse : d’abord la présidentielle, après on verra

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Après Emmanuel Macron lundi 24, c’était au tour de Stanislas Guérini, délégué général de La République en Marche (LREM), d’être en Creuse ce vendredi 28 janvier, avec peu ou prou les mêmes thématiques abordées. Officiellement donc, à la rencontre d’élus et du territoire. Les questions des futurs parrainages pour le chef de l’État et plus encore, celles sur les futurs candidats LREM aux prochaines législatives, ont vite été balayées.

Ce n’était pas "circulez, il n’y a rien à dire", mais tout comme…  

En visite en Creuse ce vendredi 28 janvier 2022, Stanislas Guérini, député de la 3ème circonscription de Paris et délégué général de La République en Marche, n’a guère voulu s’appesantir sur les questions concernant les futurs parrainages d’Emmanuel Macron, si - ou plutôt quand - le président de la République annoncera sa candidature.
Encore moins sur celles concernant les prochains candidats limousins de son parti, pour les prochaines élections législatives.  

Des promesses de parrainages ? Ce n’était pas le but de la visite, a-t-il répondu aux journalistes, presse régionale et nationale, qui couvraient son déplacement.  

"Effectivement, ça fait partie des sujets du moment, mais ce n’était pas le sujet principal. […] Si le président de la République fait le choix d’être candidat, il aura ses parrainages".  

Jean-Baptiste Moreau, le député LREM creusois, qui bien sûr était à ses côtés, s’est montré à peine plus prolixe à ce sujet.
Il a toutefois reconnu, comme Stanislas Guérini, que la situation avait changé, de manière générale et pour tous, par rapport à 2017.  

"On a un problème, on n’a plus un réservoir de 36 000 maires de communes pour parrainer, mais peut-être de 9 ou 10 000, […], parce que, sur des communes rurales, ça pose un problème d’associer son nom à un candidat, quand bien même le parrainage ne vaut pas soutien, aujourd’hui c’est interprété par la population comme cela".  

Concernant cette fois la question des futures législatives, et des candidats LREM à celles-ci.
Pour rappel, la majorité présidentielle détient l’ensemble des sièges en Haute-Vienne (3) et en Creuse (1).  

Beaucoup d’observateurs ont noté l’absence de Marie-Ange Magne, députée de la troisième circonscription de Haute-Vienne, lors de la visite présidentielle.
Une députée qui a par ailleurs voté contre le pass vaccinal, et qui depuis est absolument silencieuse.

Par ailleurs, on prête à Jean-Baptiste Djebbari, actuel ministre des transports, et ancien député de la deuxième circonscription de Haute-Vienne (où Pierre Vanteau, son suppléant, l’a remplacé), la possible ambition de se représenter, mais cette fois sur Paris.  

Là encore, le patron de LREM n’en a pas beaucoup dit.  

[Sur Marie-Ange Magne] : "Il ne se passe rien de particulier, j’avoue que je n’avais pas surveillé qui était là ou pas là lors de la visite du président de la République. On avance, on travaille, on a une majorité soudée."

   
[Sur Jean-Baptiste Djebbari] : "Ce ne sont pas des informations dont je dispose, mais je vais vous mettre très à l’aise, nous, on ne se met pas dans les législatives aujourd’hui. Notre sujet, c’est une campagne présidentielle qui est en train de démarrer."  

Son de cloche quasi identique chez Jean-Baptiste Moreau, quoiqu’un peu plus développé.  

"Marie-Ange Magne ? Elle a pris des positions qui ne sont pas les miennes.
Moi je ne suis pas toujours d’accord avec le Président de la République, je lui dis et il m’est arrivé de voter contre des textes avec lesquels je n’étais pas d’accord, mais je le dis toujours de façon franche et directe, et je ne le fais jamais par surprise.
Moi je suis sans ambiguïté aucune, je soutiens le Président de la République, je le soutiendrai pour ces élections.


[Sur Jean-Baptiste Djebbari] "Là-dessus, moi je suis attaché à mon territoire, je me présenterai toujours sur un seul territoire. Je ne sais pas ce que Jean-Baptiste veut faire exactement, je n’ai pas discuté avec lui récemment de ce sujet-là, il était élu et député de la Haute-Vienne, je suppose que s’il repart, ce sera député de la Haute-Vienne, mais est-ce qu’il repartira ? Je n’en sais rien aujourd’hui".  

Jean-Baptiste Moreau qui n’a d’ailleurs pas voulu confirmer qu’il repartirait lui-même, si ce n’est que ses derniers propos laissent penser que oui.

Pour ce qui concerne la 3e députée LREM de la Haute-Vienne, Sophie Beaudouin-Hubière, aucune information en cette fin janvier 2022 sur le fait qu'elle envisage, ou non, de briguer un second mandat.

Pour LREM, le mot d'ordre est clair : attendre que le Président fasse le premier pas.