Déconfinement : avec moins d'activité humaine, les serpents font leur retour dans les jardins

Du fait du confinement, les serpents reviennent dans les espaces verts et les jardins. / © France 3 Aquitaine
Du fait du confinement, les serpents reviennent dans les espaces verts et les jardins. / © France 3 Aquitaine

Avec le confinement, de nombreux animaux sauvages ont fait leur apparition dans les villes ou proche des habitations. Parmi eux, les serpents, qui donnent lieux à de nombreux appels d'habitants effrayés.

Par Julie Chapman

Depuis plusieurs semaines, l'association Cistude Nature reçoit près d’une vingtaine d’appels par jour pour signaler la présence de serpents dans les jardins ou dans les logements. L'association, avec son programme "SOS Serpent", souhaite sensibiliser la population et propose leur aide, en cas de rencontre inopinée. Une ligne téléphonique ainsi qu'un site internet recensent notamment les gestes à adopter.

Serpents inoffensifs

En Nouvelle-Aquitaine, il s’agit majoritairement de couleuvres ou de vipères. Et pour les reconnaître, une astuce : les couleuvres ont les yeux ronds, tandis que les vipères ont une pupille en amande, comme celle des chats. "Les couleuvres ne sont pas des serpents venimeux, il ne sont pas dangereux, mais si on les capture, ils vont se défendre en mordant, comme tout animal", explique Matthieu Berroneau, herpétologue et animateur du programme Cistude Nature. Si les vipères sont, quant à elles, venimeuses, elles n'attaquent et ne mordent que lorsqu'elles se sentent en danger.

Et si les serpents font leur grand retour dans les jardins, le confinement n’y est pas pour rien. Avec l’absence d’êtres humains, de nombreux animaux sauvages se sont aventurés dans des lieux d’ordinaires, très fréquentés. 

Ne pas prendre peur

Sur le terrain, Cistude Nature aident les particuliers ou professionnels. Et pour une meilleure efficacité, ils prodiguent quelques conseils. "La première chose à faire, si c’est possible, c’est de prendre l’animal en photo pour déterminer l’espèce. Après, si le serpent se trouve dans le jardin, c’est normal, il n’y a pas forcément besoin d'appeler. En revanche, s’il est coincé, dans une piscine par exemple, nous pouvons intervenir", détaille Matthieu Berroneau.

Au-delà de leurs interventions, les membres de l'association sensibilisent également le public à cette espèce souvent crainte et détestée. Ils espèrent éviter ainsi la mort de nombreux individus, alors que certaines espèces sont en danger.



 

Sur le même sujet

Les + Lus