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Deux maires aquitains parmi les 72 soutiens à Emmanuel Macron

Franck Raynal fait partie des 72. On le voit ici accueillant Emmanuel Macron à Pessac au moment du débat des femmes le 8 mars 2019.
Franck Raynal fait partie des 72. On le voit ici accueillant Emmanuel Macron à Pessac au moment du débat des femmes le 8 mars 2019.

Les maires de Pessac, Franck Raynal, et de Marmande, Daniel Benquet, font partie des soixante-douze élus locaux de droite et du centre qui ont exprimé leur soutien au Président, au moment où le parti de droite Les Républicains subit une crise profonde après les élections européennes.

Par CB et AFP

Dans une tribune, diffusée samedi par le JDD, ces 72 élus veulent afficher une démarche plus constructive, dans un contexte de déclin de la droite et particulièrement de la vision proposée par Les Républicains.


Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c'est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec.

La crise des "gilets jaunes" a remis le rôle des maires au coeur des débats, comme une courroie de liaison indispensable entre le gouvernement et les citoyens.

 Ces élus soulignent que "le grand débat voulu par le président de la République" pour y répondre "a révélé les aspirations légitimes de Français qui se sentent délaissés, éloignés, relégués. Il a également souligné le rôle pivot des maires et des élus locaux dans notre République".

Refusant de se "laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan", ils entendent, "en tant qu'élus de proximité en prise directe avec les réalités des Français (...) prendre (leur) part à ce travail de reconstruction".

Ils insistent sur les nouveaux enjeux et défis à relever qui "ne connaissent pas de frontières partisanes", tels que :
  • l'environnement, la transition écologique
  • l'éducation et la transmission des valeurs
  • la place des services publics
  • le développement harmonieux des territoires et infrastructures
  • la solidarité, les politiques sociales et le vivre ensemble

  Un grand nombre de solutions se trouvent et se prennent au niveau local. Elles existent, elles sont parfois déjà expérimentées sur nos territoires. Elles ne demandent qu'à se propager.(...)

C'est ce projet que nous invitons les maires et des élus locaux à construire en nous rejoignant.


Ces nouveaux signataires sont pour beaucoup des de maire de villes moyennes.

Parmi les signataires figurent notamment :
  • Christophe Béchu, maire ex-LR d'Angers,
  • Delphine Bürkli, maire LR du 9e arrondissement de Paris,
  • Olivier Carré, maire ex-LR d'Orléans
  • Alain Chrétien, maire Agir de Vesoul,
  • François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan, ex-LR,
  • Ludovic Jolivet, maire ex-LR de Quimper,
  • Brigitte Fouré, maire d'Amiens,
  • Christophe Bouchet, maire de Tours,
  • Guillaume Delbar, maire de Roubaix,
  • Laurent Hénart, maire de Nancy et coprésident du Mouvement radical,
  • Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire d'Albi.

En Aquitaine

Franck Raynal, le maire de Pessac en Gironde, et Daniel Benquet, celui de Marmande en Lot-et-Garonne, ont co-signé ce texte intitule "La République des maires et des élus locaux".

Franck Reynal avait accueilli chaleureusement François Fillon en 2017 alors en campagne pour les présidentielles, mais ça c'était avant... Il avait appelé à voter Macron au second tour.
Comme sans doute les 71 autres, l'étiquette du parti est devenu trop lourde...

Pour ma part, je n'appartiens à aucun parti politique depuis deux ans et je trouve assez logique de l'affirmer avec cette simplicité. Je pense que nos concitoyens attendent de nous des positions pragmatiques avant des positions dogmatiques et partisanes.


Regardez le reportage à Pessac de Karim Jbali et Dominique Mazères.
 
Deux maires parmi les 72 soutiens pour Emmanuel Macron


Une Droite en souffrance   

    LR a subi une débâcle aux européennes avec 8,48% des voix, qui a provoqué le départ de son président Laurent Wauquiez puis celui de son opposante Valérie Pécresse, en attendant la tenue à l'automne d'une "convention nationale" de la droite et du centre organisée par le président du Sénat Gérard Larcher.

    Le Rassemblement national est arrivé en tête, de 0,9 point, devant le parti présidentiel la République en marche, avec 23,31% des voix contre 22,41%, loin devant les autres partis. EELV est arrivé troisième avec 13,5% des voix.
  

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