Un jean bio à la fibre sociale fabriqué par des travailleurs en situation de handicap à l'ESAT de Bressuire

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A Bressuire, dans les Deux-Sèvres, une vingtaine de travailleurs en situation de handicap fabrique des jeans au sein de l'ESAT les Ateliers Bressuirais. ©France télévisions

Ce n'est pas la ville à laquelle on pense en premier quand on parle de fabrication de jeans. Et pourtant, c'est bien à Bressuire, dans les Deux-Sèvres, qu'une vingtaine de travailleurs en situation de handicap fabrique ce pantalon au sein de l'ESAT les Ateliers Bressuirais.

C’est un jean confectionné avec des matières bio et recyclées, un pantalon à la fibre sociale puisqu’il permet à une vingtaine de personnes en situation de handicap de travailler.

On s’est dit qu’il fallait continuer la confection sur un produit plus durable.

Philippe Lionet

Directeur de l'ESAT les Ateliers Bressuirais

Nous sommes à l’ESAT (établissement ou services d'aide par le travail) de Bressuire et c’est curieusement « grâce » à la crise du Covid-19 que le site s’est lancé dans cette production. Explications du directeur des Ateliers Bressuirais Philippe Lionet : « On a fait un million de masques. On s’est dit qu’il fallait transformer l’essai et continuer la confection sur un produit plus durable. »

Pour cette production de jeans, les ateliers ont investi 500 000 € dans du matériel adapté et recruté une dizaine de salariés. Il a fallu les former, comme le raconte Sébastien Aubineau, le responsable technique des Ateliers Bressuirais : « Les personnes qui sont chez nous, la plupart n’ont pas de bases en confection. Donc, il a fallu leur apprendre la gestuelle sur des machines qui ont été modifiées avec l’apport de l’automatisation. » 

Il y a une bonne ambiance, on s’entend bien. Le boulot est sympa, il n’y a pas de stress, pas d’angoisse.

Catherine

Ouvrière en confection

Aujourd’hui, 20 personnes en situation de handicap travaillent sur la chaîne de fabrication, toutes très heureuses de cette opportunité, à l’image de Catherine, ouvrière en confection : « J’aime beaucoup. Il y a une bonne ambiance, on s’entend bien. Le boulot est sympa, il n’y a pas de stress, pas d’angoisse. »

Le pantalon bressuirais est vendu entre 100 et 150 € selon le modèle et commercialisé dans une trentaine de boutiques en France. En un an, il s’en est écoulé près d’un millier, destiné à tous les publics, et l’atelier de confection compte accélérer la cadence. Ses dirigeants réfléchissent à plusieurs pistes : la création d’un vêtement destiné aux entreprises ou la fabrication des futurs uniformes pour les écoliers.