Deux-Sèvres : la chambre d'agriculture taguée par les anti-bassines

Le slogan "Non aux bassines" a été tagué sur un mur de la Chambre d'Agriculture des Deux-Sèvres, à Vouillé, durant le week-end des 25 et 26 juillet. C'est la deuxième dégradation de ce genre en dix jours dans le département.

Le tag anti-bassines est apparu ce week-end des 25 et 26 juillet sur un mur de la Chambre d'Agriculture 79 à Vouillé.
Le tag anti-bassines est apparu ce week-end des 25 et 26 juillet sur un mur de la Chambre d'Agriculture 79 à Vouillé. © Chambre d'Agriculture des Deux-Sèvres
Les anti-bassines ont encore frappé. Ce week-end des 25 et 26 juillet, le slogan "Non aux bassines" a été tagué sur un mur de la Chambre d'Agriculture des Deux-Sèvres, situé à Vouillé. "La Maison de l’agriculture à Vouillé a été souillée", estime la Chambre dans un communiqué daté du mardi 28 juillet.

En plus des tags, la Chambre d'Agriculture 79 regrette "des mouvements de protestations", "des insultes", ainsi que "des dégradations de matériels d'irrigation" depuis qu'a été annoncé le plan de création de réserves de substitution dans le département. Des faits qu'elle attribue aux "opposants au projet". 

Samedi 18 juillet, des inscriptions similaires avaient été retrouvées sur la mairie d'Amuré. Les tags étaient alors accompagnés par une lettre signée du collectif des "tritons masqué.e.s". Dans le texte, les opposants demandaient l'abandon de"l'irrigation par aspersion [...] au profit de la micro-irrigation".
 

Pas de revendication

Les tags de Vouillé n'ont quand à eux pas été revendiqués. Une plainte a été déposée et une enquête est en cours. La gendarmerie de Niort indique que des prélèvements ont été réalisés par un technicien en identification criminelle, notamment pour tenter un rapprochement entre la peinture utilisée à Vouillé et celle retrouvée à Amuré la semaine passée. Une analyse du style d'écriture des tags pourrait également être conduite.
 
Pour rappel, la création de ces "bassines" pour l'irrigation est dénoncée par des militants écologistes, qui remettent en cause le modèle de l'agriculture intensive. Dans un communiqué du 25 juillet 2019, le collectif "Bassines non merci" dénonçait ainsi "l'appropriation de l'eau, bien commun universel, par l'agri-industrie et le système intensif céréalier qui privilégie des cultures inadaptées", et estimait que "le système des bassines ne fonctionne pas".

 
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