Meurtre de Parthenay : le pôle criminel de Poitiers se saisit de l'affaire

Alertés par un voisin, ce sont les pompiers de la sous-préfecture deux-sévrienne qui ont découvert dimanche le corps sans vie d'un homme dans son appartement. L'enquête avait été confiée, dans un premier temps, à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers.

Les gendarmes sont dépêchés sur place pour ce qui s'apparente à une mort suspecte
Les gendarmes sont dépêchés sur place pour ce qui s'apparente à une mort suspecte © ique Laveau / France Télévisions

D'après les premiers témoignages recueillis par nos confrères de La Nouvelle République, l'homme âgé de 37 ans s'appelait Gaëtan. "Une personne sans histoires qui n'avait pas d'ennemis", déclarent les voisins interrogés. C'est l'un d'entre eux qui, à 14h30 ce dimanche, avait aperçu le corps sans vie par une porte entrouverte et qui avait appelé le 18. La caserne de pompiers se trouvent effectivement non loin de la résidence Le Clos Pauline où se sont déroulés les faits.

Des traces de sang sur le sol font évidemment penser à une mort suspecte et les gendarmes de Parthenay arrivent très vite sur les lieux, ainsi que la brigade de recherches et les techniciens d’identification criminelle de Niort. Des scellés sont posés sur le local poubelle alors qu'une équipe cynophile inspecte les alentours du bâtiment. Nicolas Leclainche, vice-procureur de la République de Niort, confirmait l’ouverture d’une enquête criminelle pour homicide volontaire

"On se demande comment ils ont fait pour rentrer."

le lendemain, deux gendarmes étaient encore présents sur les lieux. Les résidents, eux, se demandent ce qui a pu se passer. Ils n'ont rien entendu. Récemment sécurisé, le Clos Pauline a déjà fait l'objet d'un vol de voiture ces dernières semaines. Ce décès suspect n'est pas fait pour les rassurer.

On n’a rien entendu. Il vivait tout seul et il avait un petit garçon qu’il essayait de récupérer. Ça fait cinq ans qu’il habite là. Il a eu des mauvaises fréquentations, on va dire. Il s’est mis à boire et il a plongé. Il avait dit à certaines personnes qu’il avait des petits soucis et qu’il fallait qu’il se remette dans le droit chemin parce qu’il faisait tout pour récupérer son fils et là… on ne s‘y attendait pas. Surtout que la résidence est sécurisée et on se demande comment ils ont fait pour rentrer.

Une voisine de la victime

Aujourd'hui, c'est par voie de communiqué de presse que le procureur de la République Julien Wattebled nous fournit les dernières informations sur cet homicide. 

Le premier examen pratiqué sur place révélait l'existence de plusieurs plaies. Aucune arme n'était toutefois retrouvée dans le logement ou aux alentours. L'autopsie, réalisée le 18 janvier 2021, confirmait que le décès était consécutif à une hémorragie massive faisant suite à de nombreux coups portés sur la partie supérieure du corps avec une arme blanche. Face à ces éléments, le parquet de Niort a décidé de se dessaisir au profit du pôle criminel de Poitiers.

Julien Wattebled, procureur de la République de Niort

Un juge d'instruction devait être saisi dans la journée. 

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