Après le Beaujolais Nouveau, voici le Bergerac Nouveau !

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Avec des raisins d'une qualité exceptionnelle cette année, deux viticulteurs de Bergerac ont décidé de se lancer dans le vin primeur ©France 3 Périgords - Bertrand Lasseguette & Pascal Tinon

Deux vignerons produisent cette année un "vin de Bergerac nouveau", à l'image du Beaujolais nouveau. En rouge et en blanc, il s'adresse à ces nouveaux consommateurs, amateurs de vins légers et conviviaux

C'est le contexte qui a poussé Pascal Cuisset à tenter l'expérience. Cette année, sur les 300 000 bouteilles qui seront produites dans son Domaine des Eyssards à Monestier, il en a réservé 4 000 à la production d'un primeur blanc, un vin de l'année vendu dès la mise en bouteille. Une cuvée qu'il a tout naturellement baptisée "Illico Presto". Un écart par rapport à la tradition et une tentative de diversification.

Un vin sans chichi


Pascal Cuisset a fait ce choix après avoir constaté la grande qualité des raisins destinés au blanc qu'il a vendangé fin août. Des raisins abondants aux jus très aromatiques. "A contrario des rouges où c'est plus difficile, la qualité en blancs cette année est impressionnante", se réjouit-il, "les sauvignons entre autres. Et au fur et à mesure qu'on ramassait, on était vraiment surpris par les rendements et la qualité". De là est venu l'idée de se lancer dans cette nouveauté. Le château des Eyssards a produit son primeur en sauvignon à 100%. Résultat : " une acidité vraiment très mordante, c'est ce qu'on cherchait à faire ! ", explique Flavie Cuisset, "parce qu'on voulait un vin qui soit désaltérant, un vin vraiment sans chichi".

On veut que ce soit un vin convivial, comme l'est un peu l'idée d'un Beaujolais nouveau. C'est l'idée de se retrouver autour de la table avec les amis, de partager un moment !

Flavie Cuisset

Viticultrice

Passer la vitesse supérieure


Produire des primeurs à Bergerac, c'est s'aventurer sur les brisées du Beaujolais nouveau, mais hors des sentiers battus locaux. L'expérience a bien été tentée chez les voisins de Gaillac, mais ce n'est pas une habitude en Périgord. Une petite révolution et un changement de rythme, puisque d'une année entre les vendanges, la vinification, la mise en bouteille et la commercialisation, on passe à quelques semaines.

Si ces vins ne peuvent pas se prévaloir de l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) vin du Périgord qui implique un minimum de temps de vinification, la latitude est permise aux viticulteurs de bénéficier de l'Indication Géographique Protégée (IGP) pour ces vins nouveaux. L'expérience, si elle est concluante, peut ouvrir une nouvelle voie aux viticulteurs dans une période où les changements sont autant dans les aléas climatiques que dans les goûts des consommateurs.

Le rouge aussi


À Pomport, Anthony Castaing a lui aussi tenté l'aventure, mais dans les rouges. 5 000 bouteilles d'un vin léger, rond, facile à boire, qu'il commercialise à environ 9 euros. Pour lui, ce vin nouveau est aussi un moyen de limiter les ravages du mildiou qui risquaient d'impacter la qualité des vins lors de la vinification.
Son vin est opportunément appelé "Préhistoire", en hommage au patrimoine local, mais peut-être aussi en prémices à cette nouvelle histoire du vin en train de naître. 
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