Coup de filet antiterroriste : cinq des sept membres de l'ultragauche écroués

Cinq militants de l'ultragauche parmi les sept mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle ont été placés en détention provisoire. Deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Certains ont été interpellés du côté de Cubjac près de Périgueux en Dordogne.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © France 3 Aquitaine

Ces sept personnes - six hommes et une femme âgés de 30 à 36 ans - sont soupçonnées d'avoir voulu préparer un projet d'action violente.
Elles avaient été interpellées mardi en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine, en Dordogne et en Ille-et-Vilaine, et placées en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril. Deux autres personnes interpellées en même temps ont, depuis, été libérées, sans poursuite à ce stade. 

D'après Sud-Ouest, deux d'entre-eux, deux hommes de 30 et 31 ans, ont été interpellés, mardi, dans un gîte de Cubjac, près de Périgueux  en Dordogne.

Une descente des services de la DGSI au petit matin... pas très habituel pour les voisins qui n'avaient rien remarqué de particulier si ce n'est pas mal de mouvements de jeunes gens de passage, parfois "en camions aménagés".

 

Armes et explosifs

Des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d'engins explosifs ont été retrouvés lors de perquisitions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source proche du dossier.

Selon une autre source proche du dossier, un des suspects, Florian D., considéré comme le "meneur", a combattu au côté des Kurdes au Rojava, une zone kurde autoproclamée autonome dans le nord-est de la Syrie.

 

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pourdes faits liés à l'ultragauche remonte à l'affaire de Tarnac en 2008, pour des
soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d'un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès, qui s'était conclu par une relaxe quasi générale, à l'exception d'une condamnation à 4 mois de prison avec sursis.

Fin 2017, la revendication par des groupes d'ultragauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avaient suscité des déclarations inquiètes de l'exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultragauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).
 

 

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