Dordogne : baignade ou pas de baignade dans les plans d'eaux ?

A l'entrée du lac de Pombonne, à Bergerac. / © B. Lasseguette
A l'entrée du lac de Pombonne, à Bergerac. / © B. Lasseguette

Avec ce beau temps, il est très tentant d'aller se baigner sur l'un des lacs ou étangs du département. Malheureusement, en l'absence de surveillants, il est actuellement interdit de nager dans la majorité de ces plans d'eau. Mais des exceptions existent. Pas simple de s'y retrouver. 

Par Bertrand Lasseguette

En Dordogne, l’océan est à plus de 100 km, les piscines sont toujours fermées à cause de l’épidémie de coronavirus, mais pour les amateurs de loisirs aquatiques, il reste une liste considérable de plans d’eau.

Problème, nombre de ces endroits sont actuellement interdits à la baignade faute de surveillants. C’est ce que nous avons observé à Bergerac sur les bords du lac de Pombonne.

Le lieu est pourtant idéal pour faire une cure de fraicheur, ainsi que de soleil. Le sable est fin. Il y a assez d’espace pour respecter les distances de sécurité sanitaire, l’eau n’est pas profonde, mais les panneaux à l’entrée du site sont sans appel : « Baignade interdite ».
 
La plupart des plans d'eau de Dordogne sont interdits à la baignade.
Reportage d'Elsa Arnould et Bertrand Lasseguette. Montage Alexandra Cassar.

Pour les distraits ou les non-voyants, la police intervient ponctuellement dans la journée en faisant sortir les baigneurs de l’eau, avec l’aide de hauts-parleurs pour ceux qui auraient les oreilles bouchées par l’eau.
Il est seulement toléré d’y tremper les pieds, suffisant pour de jeunes enfants, mais très frustrants pour les plus sportifs qui espéraient faire des longueurs en compagnie des deux cygnes, qui eux ne sont soumis à aucune restriction.

A Pombonne, l’interdiction ne s’applique qu’à la baignade. Les policiers n’ont trouvé rien à redire aux gens qui ont déployé leurs serviettes ou qui ont partagé leur pique-nique par petits groupes.
 
Il est possible de se baigner au lac de Neufont. / © B.Lasseguette
Il est possible de se baigner au lac de Neufont. / © B.Lasseguette


A quelques kilomètres de là, à Saint-Amand-de-Vergt, c’est exactement l’inverse. On peut se baigner sans être inquiété par la maréchaussée sur le lac de Neufont.
En revanche, les gendarmes que nous y avons croisés faisaient la chasse aux serviettes et aux pique-niques. Comme au bord de l’océan, c’est une présence dynamique qui est ici recommandée. Plusieurs panneaux affichent ces restrictions liées à la luttre contre le coronavirus. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros.

Les militaires n’ont procédé à aucune verbalisation. Ils savent être compréhensifs dans ce contexte de déconfinement sous le soleil, néanmoins telles étaient les consignes à Saint-Amand-de-Vergt : pas de serviette et pas de pique-nique.
 
Un coup de soleil. Pas besoin d'attendre 14 jours pour constater les dégâts. Une heure d'exposition a suffi. / © Soizic Legrand
Un coup de soleil. Pas besoin d'attendre 14 jours pour constater les dégâts. Une heure d'exposition a suffi. / © Soizic Legrand


Devant ce flou règlementaire sur l’interdiction ou pas de la baignade, nous vous recommandons de bien ouvrir les yeux quand vous arrivez auprès d’un plan d’eau. Si c’est interdit, il doit y avoir un panneau. Et s’il n’y en a pas, c’est que c’est toléré, mais à vos risques et périls, puisqu’aucun maitre-nageur-sauveteur n’est présent pour le moment sur les plages du département.  

La plus grande prudence s’impose donc. Que ce soit avec l’eau, comme avec le soleil, qui tape déjà très vigoureusement sur les peaux. Indice 50+ pour les plus sensibles. Ce serait dommage de gâcher ce retour progressif à la liberté.  
 

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