Enseignement supérieur : vers une antenne STAPS à Périgueux ?

Manifestation du SNEP-FSU / © Ewen Cousin - L'Echo de la Dordogne
Manifestation du SNEP-FSU / © Ewen Cousin - L'Echo de la Dordogne

C’est une action inédite, menée par les membres du conseil syndical SNEP-FSU. Réunis aujourd’hui, ils ont symboliquement posé la première « pierre » d’une antenne STAPS à Périgueux.

Par Elsa Arnould

Ils militent pour l’ouverture d’une filière STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à Périgueux. Les membres du syndicat d’enseignants SNEP-FSU se sont réunis devant l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) pour mener une action inédite : la pose symbolique de la première « pierre » d’une faculté dédiée aux études sportives. Armés de truelles, ils ont construit un mur en carton pour tenter d’alerter le ministère de l’Education sur le besoin criant d’agrandir la filière.

Pourquoi une nouvelle antenne STAPS ?

La licence STAPS (Bac +3) est accessible après l’obtention du baccalauréat. Elle forme les étudiants aux métiers de professeur d’EPS, d’éducateur sportif spécialisé ou encore de manager dans le milieu du sport. En 2015, 28 000 bacheliers ont demandé à intégrer cette filière. Faute de place, seuls 16 000 d’entre eux ont pu s’y inscrire.

Les périgourdins qui souhaitent poursuivre leurs études dans ce domaine n’ont d’autres choix que de quitter la ville. Bien souvent, ils partent pour Bordeaux ou Limoges.

Encore une fois, les zones rurales sont oubliées, financièrement c’est difficile pour certaines familles d’envoyer leurs enfants étudier

dénonce Alain De Carlo, co-secrétaire académique du SNEP-FSU. Dans un communiqué de presse, le syndicat propose « la création d’un STAPS à Périgueux, le renforcement des emplois et des infrastructures dans les STAPS déjà existants. »

Nous attendons un programme d’investissement, il y a des efforts considérables à faire explique Alain de Carlo. « La France investit 1,49% de son PIB dans l'enseignement supérieur et la recherche, en dessous de la moyenne de l'OCDE (1,59%). Le désinvestissement dans l'enseignement supérieur et la recherche bloque l'accès à des milliers de jeunes aux études universitaires ! ».

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