Passe d'armes entre Bernard Cazeau et Germinal Peiro au congrès des maires de Dordogne

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Intervenant après Germinal Peiro, Bernard Cazeau a fait une mise au point sur son opposition au projet de déviation de Beynac en prenant le public à témoin, jeudi matin lors du congrès des maires de Dordogne à Périgueux.
 

Germinal Peiro et Bernard Cazeau dans la même salle, ça peut faire des étincelles. Les anciens « frères d’armes » du PS se sont une nouvelle fois accrochés sur la question de la déviation de Beynac à l’occasion du congrès des maires de la Dordogne.



Le premier à avoir "ouvert le feu", c’est Germinal Peiro. Le président PS du conseil départemental, lors de son discours (à partir de la onzième minute), a rappelé que la plupart des terrains nécessaires au projet de déviation avaient été acquis sous l’ère de Bernard Cazeau quand il était lui-même président du département.

Avec une certaine ironie, il lui a "rendu hommage" pour avoir été "le plus actif" dans ce dossier.  



Le désormais sénateur, passé du PS à La République en Marche, et devenu aussi un opposant à la déviation, n’a pas manqué de répondre sur ce dossier polémique qui divise le département. 

"Les yeux, dans les yeux, je lui dis que je lui ai dit".

Lorsqu’il a pris à son tour la parole sur la scène de la grande salle de la Filature à Périgueux, Bernard Cazeau a affirmé que son point de vue sur la pertinence du projet routier a changé alors qu'il était encore à la tête du département.



"Les yeux, dans les yeux, je lui dis que je lui ai dit. Je pourrais lui dire exactement où, à quelle heure et à quel endroit."



"Le coût de Beynac, par rapport aux avantages attendus, n'est pas suffisant pour entreprendre de tels travaux, je l'ai dit."



L’intervention du sénateur est visible ci-dessous :




Projet cher à l'actuel président du Conseil départemental, le chantier de la déviation de Beynac est suspendu depuis décembre 2018.

Le 26 novembre prochain, la cour administrative d’appel de Bordeaux devra juger le dossier sur le fond quant à la décision du tribunal administratif d’annuler l’autorisation des travaux.

Sur le site, à Beynac, plusieurs piliers de pont ont été coulés. Les tabliers des ponts, eux, se trouvent à Marsac-sur-l’Isle, dans l’attente de l’épilogue de cette affaire.

 
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