Chris Leandro, l'homme qui forge des dinosaures

Un squelette de dinosaure grandeur nature... entièrement en métal ! C'est le genre de sculpture qui fait vibrer Chris Leandro. Installé en Dordogne, l'artiste sculpteur ferronnier s'en est fait une spécialité plutôt impressionnante

À priori peu de choses communes entre les bijoux et les dinosaures. Chris Leandro, lui, a fait le lien. Formé aux Beaux-Arts à Leeds en Angleterre, il a d'abord pratiqué l'orfèvrerie et la fabrication de bijoux. Puis, il s'est pris de passion pour le fer forgé. Installé à Fossemagne, en Dordogne depuis 1980, son press-book regorge ajourd'hui de grilles, portails, chaises de jardins, balustrades, tables, portes-manteaux ou étagères...

Ferronnerie d'art

Articles que l'on retrouve couramment chez les ferronnier. Sauf qu'à y regarder de plus près, derrière l'artisan, l'artiste est toujours présent. Dans son atelier, l'utilitaire se fait toujours esthétique, mais l'esthétique n'est pas toujours utilitaire. Depuis des décennies, Chris Leandro réalise des sculptures et objets décoratifs en métal destinés aussi bien aux particuliers qu'aux jardins ou aux lieux public. 

Os de fer

Et l'une des spécialités de Chris Leandro, ce sont les dinosaures. Ou plutôt des squelettes de dinosaures qu'il reproduit fidèlement et à l'échelle à grand renfort de masses, disqueuses et postes à souder. Une histoire débutée il y a 20 ans, lorsque le directeur du musée du Moustier lui commande son premier squelette, un Tyranosaurus Rex. Un défi qu'il relèvera brillamment. La sculpture en acier doux a été conçue d’après les restes fossiles de plusieurs dinosaures trouvés en Amérique. C'est une pièce monumentale de 5 mètres de haut pour 11,5 mètres de long.

Dernière bestiole en cours sur son établi, un stégosaure. Sous les mains de Chris, l'herbivore vieux de 150 Millions d'années est en train de prendre forme, pièce après pièce ou plutôt os après os. Travail de fourmi, ou de titan selon l'angle que l'on adopte, sur lequel il planche depuis 7 mois déjà. Pour les formes les plus fines, il adopte la méthode du métal repoussé, en s'aidant d'un outil plutôt original et fait main, un marteau constitué de deux boules de pétanque ! Ce sera le 7ème dinosaure à sortir de son atelier.

Encore quelques semaines de travail avant de pouvoir faire sortir le monstre, et l'installer sur le parvis d'un restaurant à proximité de Toulouse. 

 

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