Confinement : le boum de l'œuf

Les œufs, produit star pendant le confinement / © France 3 Périgords - Pascal Faiseaux
Les œufs, produit star pendant le confinement / © France 3 Périgords - Pascal Faiseaux

On a constaté le rush sur le papier-toilette, le lait ou les pâtes. Mais la consommation d'oeufs dans les ménages s'est également envolée ! Ça tombe bien, la France est le premier producteur européen.

Par Pascal Faiseaux

L'œuf français leader

14 milliards. C'est le nombre d'œufs produits en France chaque année. Environ 40 millions chaque jour. Notre pays est leader européen en la matière : cocorico ! Avec 940 millions d'oeufs produits en 2017 par 3,5 millions de poules pondeuses, la Nouvelle-Aquitaine représente 7 % de la production des élevages français.

L'œuf, valeur sûre

L'un des effets inattendu du confinement, c'est l'engouement des ménage pour cet aliment de base. Les ventes d'œufs ont bondi de 25% la semaine dernière. Les grandes surfaces, dévalisées, ont doublé ou triplé leurs commandes. Le Comité national pour la promotion de l'œuf (CNPO) qui regroupe les professionnels de la filière affirme qu'au cours des deux dernières semaines, l'augmentation aurait même dépassé les 60 %.

convivial, pratique et abordable : 3 raisons qui expliquent son succès

  1. Avec le confinement, les familles ont davantage le temps de cuisiner. L'œuf est justement l'un des éléments de base les plus utilisés, surtout en pâtisserie. Et comment occuper les enfants quand on est enfermé à la maison ?
     
  2. L'œuf est facile à cuisiner, et il se garde bien mieux et plus longtemps qu'un steack. 28 jours après la date de ponte. Pratique, lorsqu'on ne peut pas faire ses courses à sa guise. Petit rappel, un œuf ne se garde pas au frigo, il est naturellement conçu pour être protégé des bactéries à température ambiante (au frais, à l'ombre et au sec tout de même).
     
  3. L'œuf, c'est la protéine animale la moins chère du marché. 127 grammes de protéine au kilo, soit le kilo de protéines à 17 euros, c'est moins de la moitié du ratio d'un steak à 15% de matière grasse.

Pas de risque de pénurie ?

Selon la filière, la pénurie n'est pas à craindre. Car si les ménages consomment subitement plus d'œufs, les restaurations collectives, cantines, restaurants et industries agro-alimentaires n'en consomment plus ! Passé un léger flottement pendant lequel certains ont cru , le marché devrait s'équilibrer. La flambée de l'œuf devrait se stabiliser autour de + 15 à + 20 %.

Problème tout de même, le conditionnement est plus exigeant, et la filière doit s'adapter pour alimenter les rayons des supermarchés.
 

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