Cet article date de plus de 4 ans

Dordogne : l'hommage des socialistes à Henri Emmanuelli

La disparition d'Henri Emmanuelli a plongé les socialistes de Dordogne dans une grande tristesse. Germinal Peiro le président du département rend hommage à "un ami", son prédecesseur à un "grand homme de la gauche".


"A titre personnel je perds un ami" a indiqué ce mardi, Germinal Peiro à l'annonce de la mort d'Henri Emmanuelli. "Je garderai le souvenir vif et sincère d'un homme au tempérament entier, franc, convivial et qui refusait tout fatalisme". Pour le président du département, les socialistes et les femmes et hommes de gauche "perdent une grande figure intransigeante mais lucide, qui aura marqué et accompagné leurs combats pendant près de quarante ans."
Ne cachant pas sa tristesse, Germinal Peiro relève qu'Henri Emmanuelli "incarnait une certaine idée de la gauche, une gauche humaniste et réformiste mais exigeante, une gauche qui ne transige pas avec le libéralisme mais qui cherche à améliorer le quotidien des plus fragiles". 

"Il aurait dû être président de la région"

Bernard Cazeau a rendu un hommage appuyé ce matin devant le groupe socialiste du Sénat. Il a connu Henri Emmanuelli, il y a près de 40 ans. "A l'époque nous siégons tous les deux à l'EPR (l'ancêtre de la région), il avait trente ans et il était déjà combatif" se souvient le sénateur qui se rappelle le jour où le fougueux Emmanuelli n'a pas hésité à sauter de son banc pour "faire le coup de poing avec un homme de Chaban." 
En ce qui concerne l'affaire Urba, Bernard Cazeau estime qu'Henri Emmanuelli "a payé pour tout le monde". "Sans cette affaire, il aurait été président de la région" semble regretter l'élu périgourdin. 
Pour ce dernier, Henri Emmanuelli " avait un sens politique très affûté et a mené de main de maître le département des Landes". 


"Un homme d'Etat reconnu"

Pour Olivier Chabreyrou, le patron des socialistes du département, Henri Emmanuelli "était un homme droit, un homme de parole, un homme fidèle à ses engagements. Il était une grande figure de la gauche française". "Ce militant infatigable des valeurs de gauche, de l'égalité, du progrès social, était également un homme d'Etat reconnu" ajoute-t'il. 


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique première guerre mondiale hommage société