Plantes qui nourrissent, plantes qui guérissent : les trésors champêtres de Sabine de Lisle

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Journaliste devenue naturopathe, Sabine de Lisle vit en Périgord depuis 15 ans. Au milieu d'une nature généreuse, elle initie le public aux multiples richesses qui poussent à profusion dans les champs

Il n'y a qu'à se pencher : nous vivons les deux pieds dans une incroyable richesse que nous ignorons superbement. Sabine De Lisle, elle, sait distinguer le bon grain de l'ivraie. C'est le genre de personne capable de discerner le petit trésor végétal à même de vous guérir de la piqûre de moustique ou d'enchanter vos papilles, là où vous n'avez vu qu'une mauvaise herbe.

Trésors végétaux

Depuis une quinzaine d'années, la naturopathe arpente les prés de Plazac, dans le Sud Est de la Dordogne, en faisant bien attention à l'endroit où elle pose les pieds. Non pas parce que les orties ça pique, mais surtout parce que ça se mange. Et que ça fait, au passage, un excellent engrais pour le jardin. Et aussi une bonne infusion contre la ménopause et la baisse de tonus.

Globulaire, chardon-marie ou mélilot, à chacune de ces plantes ses mérites. Beaucoup sont connues de longue date, soit parce qu'elles entraient allégrement dans les assiettes à la campagne (pissenlits, bouillon-blanc, amarante, pourpier), soit parce qu'elles faisaient office de pharmacie à ciel ouvert (millepertuis, bourrache, mélisse), et le plus souvent, les deux à la fois. Des alicaments avant l'heure, dont nous avons bien souvent oublié l'usage.

Herboristes illégaux

Surtout depuis qu'en 1941, avec un inénarrable bon sens guidé par le Maréchal Pétain, le législateur a rendu le métier d'herboriste illégal. Et depuis, à notre grande surprise, peu d'hommes politiques, aucun lobby pharmaceutique ou industriel n'a milité pour rétablir cette médecine populaire, bon marché, facile et accessible à tous.

Les "herboristes" d'aujourd'hui, à la limite de l'illégalité pour exercice frauduleux de la pharmacie, n'ont le droit de vendre que 148 plantes alors que la médecine en répertorie officiellement 500 (sur des milliers connues). Les autres, moulinées, pulvérisées et encapsulées par les laboratoires officiels, ne se trouvent qu'à grand prix, qu'en gélules, comprimés ou ampoules, et qu'en pharmacie.

40 000 plantes médicinales

Les principaux effets thérapeutiques des plantes les plus communes sont connus et répertoriés depuis longtemps (exemple ici dans le célèbre Vidal), mais les possibilités à découvrir (40 000 espèces de plantes médicinales ont été identifiées dans le monde) sont quasi illimitées. Depuis plus de 2 000 ans, la phytothérapie ne cesse de faire de nouvelles découvertes.

Cueillettes Champêtres, pour s'initier en Périgord

Mais plutôt que de partir à l'autre bout du monde pour découvrir la plantule exotique miraculeuse, Sabine de Lisle, elle, a choisi de faire partager ses connaissances sur les plantes locales en montant l'association Cueillettes Champêtres. Elle y propose des stages à Plazac, en Périgord noir, de découverte des bienfaits des plantes médicinales, en partant de leur cueillette jusqu'à  leur préparation ( en baume, macérât, infusion, hydrolats, tisanes etc. ) selon les principes de l'herboristerie traditionnelle. Elle intervient aussi parfois au micro de France Bleu Périgord.

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