Des emplois à pourvoir en urgence pendant la période de confinement

Une plateforme de recrutement dans des secteurs prioritaires, créée par le gouvernement, est relayée par Pôle Emploi dans chaque département. Des emplois à prendre immédiatement.
Des emplois à pourvoir immédiatement
Des emplois à pourvoir immédiatement © André Abalo France 3 Limousin
Huit secteurs d'activités sont considérés aujourd'hui comme prioritaires : le médico-social, l'agriculture, l'agroalimentaire, les transports, la logistique, l'aide à domicile, l'énergie, les télécoms.
© Pole emploi


Département par département, cette plateforme permet une visibilité immédiate des offres d'emploi. Il s'agit de recrutements immédiats. A ce jour, vendredi 10 avril 2020, 47 offres d'emploi sont à pourvoir en Haute-Vienne, 13 le sont en Creuse.
 
Engagement de respecter les consignes sanitaires
Engagement de respecter les consignes sanitaires © mobilisationemploi.gouv.fr

Evidemment, le secteur de la santé en propose beaucoup. Sur les 47 offres déposées sur la plateforme en Haute-Vienne, 26 le sont pour ce secteur. Infirmier(ère), surveillant (e) de nuit, ambulancier (ère), aide-soignant (e), cuisinier (ère) en EHPAD... En Creuse, 7 sur les 13 annonces publiées.
 
© Vincent Isore / MAXPPP
Mais pour que les magasins alimentaires puissent continuer à rester ouverts, il faut aussi des manutentionnaires dans les magasins ou dans les productions, comme cette demande de conducteur/rice de machine de fabrication de fromages (H/F) par les Fromageries Perreault à Ahun ou de boulanger / boulangère en supermarché à Rochechouart.
 

L'engagement de respecter les consignes sanitaires


Dès les premières lignes, l'employeur doit s'engager à respecter les consignes sanitaires de sécurité dans son secteur. Plusieurs fiches sont ainsi dressées. Sans cet engagement, son offre d'emploi ne pourra être enregistrée.
 
La prise de température dès l'embauche du salarié est parfois rendue obligatoire.
La prise de température dès l'embauche du salarié est parfois rendue obligatoire. © Jean-Marc Quinet / MAXPPP

Il s'agit d'un préalable repris dans le contrat de travail. Tout emploi doit être exercé dans le strict respect des exigences sanitaires. Il en va naturellement de la sécurité et de la santé des salariés.

À chaque offre déposée, un conseiller Pôle emploi appelle systématiquement l’employeur pour vérifier le respect des consignes sanitaires et caractériser le besoin et compétences attendues.
 

Un accès facilité et une mise en relation immédiate

Les candidats peuvent consulter les offres sans créer de compte et peuvent ainsi accéder directement aux coordonnées du recruteur.

"Les employeurs se disent dans une telle urgence qu'ils sont très ouverts et on constate que les premiers candidats salariés à se manifester sur les postes décrochent souvent le poste proposé, ce qui impose évidemment sur ces postes une disponibilité immédiate" souligne Géraldine GRAVOUIL, directrice Territoriale Pôle emploi Creuse/Haute-Vienne

Les aides à la mobilité, à la disposition des demandeurs d'emploi avant la situation du covid-19, restent accessibles. Il s'agit d'une étude au cas par cas à voir avec les conseillers de Pôle Emploi.


Les agences d'intérim voient aussi les demandes urgentes augmenter.

La situation sanitaire impose de la réactivité dans des secteurs en totale réorganisation. Les mêmes secteurs prioritaires passent aussi par leurs partenaires habituels que sont les agences d'intérim, d'autant que le cumul chômage partiel et activité salariée est désormais possible.
 

Et il y a aussi des situations paradoxales...


D'un côté, un secteur médico-social qui recrute et de l'autre des infirmiers et infirmières libéraux qui peuvent voir leur activité réduite. Les opérations chirurgicales étant pour la majeure partie d'entre elles différées, il y a moins de soins post-opératoires. Un suivi qu'assurent normalement les infirmiers et les infirmières auprès des patients à leurs domiciles.
 
Paradoxalement, certaines infirmiers voient leur activité diminuée du fait qu'elle soit liée aux opérations chirurgicales pour bon nombre différées.
Paradoxalement, certaines infirmiers voient leur activité diminuée du fait qu'elle soit liée aux opérations chirurgicales pour bon nombre différées. © Vincent Isore / MAXPPP

A Sant-Martin-le-Vieux, Laëtitia Roux, infirmière libérale, voit moins de patients depuis le début du confinement "il y a en effet moins de soins post-opératoires, il y a aussi des personnes auxquelles on préparait les médicaments ou on suivait le traitement qui n'ont plus voulu prendre le risque d'une rencontre extérieure. Du coup, je me suis réorganisée avec une consoeur installée sur Aixe-sur-Vienne".
 
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