Forte augmentation du nombre d’hospitalisations pour Covid en Limousin

La Haute-Vienne comptait ce dimanche 1er novembre 121 hospitalisations de patients atteints de la Covid. Il y en avait 66 en Corrèze, et 44 en Creuse. Voici 4 questions pour mieux comprendre... 
 

Une situation inattendue ?


L'augmentation est constante et rapide : 40 hospitalisations supplémentaires en une semaine en Haute-Vienne, et sur la même période, 20 de plus en Creuse et en Corrèze.

Ce n’est pas une surprise : les épidémiologistes prévoyaient ce phénomène depuis plusieurs semaines.

Mais leurs alertes n’étaient pas suffisantes : il a fallu attendre que l’engorgement ai lieu pour réagir et confiner.

 

Tous les hôpitaux sont-ils concernés ?


Oui ; c’est une différence avec la première vague. Cette fois, pour répartir l’effort, les patients sont pris en charge dans tous les hôpitaux de la région, et plus seulement au CHU de Limoges, à Brive et à Guéret.

Par exemple, l’hôpital de Saint-Yrieix-la-Perche accueille actuellement 10 patients Covid, ce sont des personnes âgées. On ne transfert à Limoges que les patients qui sont admis en réanimation.

 

Comment se portent les services de réanimation ?


La situation se tend, mais des progrès ont été fait depuis la première vague : les médecins connaissent un peu mieux la maladie.

Il y a moins de cas qui arrivent en réanimation, et on peut encore accueillir des patients venus d’autres régions où les réanimations sont complètement saturées.  
A Guéret, un service "intermédiaire" entre médecine et réanimation a été mis en place.

Mais attention, ça ne veut pas dire qu’il y a moins de cas graves, et maintenant c’est aussi l’ensemble de l’hôpital qui est sous tension, avec aussi des cas de Covid chez le personnel soignants.

 

Des opérations sont-elles déprogrammées ?


L’enjeu, c’est d’éviter d’en arriver là …
C’est malheureusement un enseignement de la première vague : il est facile de déprogrammer une opération, mais il est beaucoup plus difficile de la reprogrammer.
On en est encore à rattraper le retard du printemps, avec parfois des conséquences pour les patients.  

Depuis plusieurs semaines, le CHU de Limoges essaye de poursuivre une activité normale tout en absorbant les cas de Covid. C’est cette équation qui devient impossible à résoudre.
 
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