La Teste-de-Buch : des terrains vagues occupés faute de logements disponibles

La commune manque cruellement de logements sociaux face au nombre de demandes. Certaines personnes se retrouvant ainsi à la rue, contraints de vivre sur des terrains vagues en toute illégalité. Des projets sont à l’étude.

Faue de logement disponible, des travailleurs sont contraints de vivre sur ce terrain vague.
Faue de logement disponible, des travailleurs sont contraints de vivre sur ce terrain vague. © FTV

Le terrain pourrait paraitre idyllique, à quelques mètres du bassin. C’est pourtant dans une très grande précarité que vivent ces personnes installées ici faute de logement disponible. Ils sont intérimaires ou travaillent en CDD, et ne désirent pas témoigner, de peur d’être reconnus par leur employeur.

Régulièrement les bénévoles de l’association Entraide 33 leur rend visite pour s’assurer qu’ils ne manquent de rien. « Il faut bien savoir que ce n’est pas un choix de vie », explique Jean-Roland Barthélémy, le président de l’association. « Ici, il n’y a pas l’eau, il n’y a pas l’électricité, les conditions de vie en hiver sont extrêmement dures. Et tout cela car il n’y a pas de solution alternative".

"Il n’y a pas de terrain d’accueil pour ce qui pourraient mettre leur camion et être en sécurité. Et il n’y a pas non plus de logements sociaux disponibles ». 

Jean-Roland Barthélémy

La Teste-de-Buch : des terrains vagues occupés faute de logements disponibles

1000 demandes de logements sociaux en attente

En effet plus de 1000 demandes de logements sociaux sont en attente. La commune de La Teste-de-Buch est très touristique et la pénurie de logement est un fait. Alors pour tenter d’endiguer le problème la mairie envisage plusieurs projets.

« Nous avons plusieurs centaines de mètres carrés, peut-être quelques milliers de mètres carrés, qu’il serait possible de rénover pour les remettre en état et de mettre à la location ou à l’accession à la propriété modérée »

Patrick Davet, maire de La Teste-de-Buch.

Pas de quoi rassurer la famille qui vit sur ce terrain vague proche de l’eau. Elle doit, par décision de justice, le libérer le 1er juin prochain. Et ne dispose actuellement d’aucune alternative en termes de logement.

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