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1er mai : le point sur la mobilisation à Bordeaux et dans l'ex-Aquitaine

Gilets jaunes, organisations syndicales, assistantes maternelles, défenseurs de l'environnement, ils ont tous battu le pavé côte à côte ce 1er mai à Bordeaux. / © Jean-Claude Lacoste
Gilets jaunes, organisations syndicales, assistantes maternelles, défenseurs de l'environnement, ils ont tous battu le pavé côte à côte ce 1er mai à Bordeaux. / © Jean-Claude Lacoste

Ils ont manifesté un peu partout, à Bordeaux, Pau, ou encore Périgueux pour ce 1er mai. Une forte mobilisation multicolore : dans les cortèges gilets jaunes, gilets rouges de la CGT, mais aussi défenseurs de l'environnement ont souvent battu le pavé côte à côte. A Bordeaux ils étaient près de 9000.

Par C.O

Bordeaux, le parcours en partie interdit par la préfecture

"Unis le changement est possible" voilà ce que l'on pouvait lire sur une banderole tenue par des gilets jaunes ce matin. Un slogan qui résume bien le ton de cette nouvelle journée de mobilisation. Selon notre équipe sur place, on comptabilisait près de  9000 personnes dans le cortège en fin de matinée.

Dans la capitale girondine, les manifestants s'étaient donnés rendez-vous à 10 h place de la République. Un cortège composé de jaune et de rouge avec le CNT en tête. On pouvait voir, banderole à la main, la section Girondine du Parti Communiste, défiler en rouge aux côtés des gilets jaunes. Beaucoup de drapeaux de la CGT aussi dans le cortège, mais aussi de FO, ou encore de l'UNSA. "Nous sommes tous consternés par la volontaire impuissance de nos gouvernants" pouvait-on lire sur une pancarte.
Des assistantes maternelles ont également pris part à la mobilisation. L'ambiance était calme, et on pouvait d'ailleurs voir un certain nombre de personnes venues avec leurs enfants, en famille, pour manifester dans la capitale girondine.

 

Dans le cortège des militants de la cause environnementale avaient également tenus à être présents. Sur leurs gilets jaunes, on pouvait lire "ANV-COP 21".

 

A Bordeaux, la question du parcours s'est rapidement posée ce matin lorsque le cortège s'est retrouvé place Gambetta.
La CGT, entandait comme chaque année parcourir le cours de l'intendance, la place de la comédie, et la rue esprits des lois mais la préfecture avait, par arrêté prefectoral, interdit l'accès à ces trois sites.
Mardi soir dans un communiqué, la préfecture a ainsi rappelé que "une alternative aux 3 voies précitées a été proposée aux organisateurs des manifestations, qui l’ont refusée".

Résultat vers 11 heures, le cortège s'est déplacé vers le quartier Mériadek sous l'oeil des forces de l'ordre qui étaient présentes pour contenir le défilé sur les axes autorisés par la préfecture.

 

Les manifestants se sont dirigés vers le quartier Mériadek sous l’œil des forces de l'ordre. / © Jean-Claude Lacoste
Les manifestants se sont dirigés vers le quartier Mériadek sous l’œil des forces de l'ordre. / © Jean-Claude Lacoste

Vers 12H30, alors que le cortège se trouvait sur les quais, le journaliste de RTL assistait au premier face à face avec les forces de l'ordre sans affrontement pour autant à ce stade.
 
En fin de matinée, le cortège s'est divivé en plusieurs groupes. Certains allant sur les quais, d'autres sur les boulevards au niveau de la barrière Saint-Genès. Puis en début d'après midi, un groupe s'est élancé rue Sainte-Catherine pourtant interdite au cortège par arrêté préfectoral, tandis qu'un groupe de gilets jaunes était pris en tenaille par les forces de l'ordre non loin du stade Chaban Delmas.
 
 En fin d'après-midi, vers 17h, des heurts ont éclaté dans le quartier Saint-Michel. Des affrontements ont eu lieu rue des Faures comme en témoigne cette vidéo postée sur twitter par Laurent Bigot. Des affrontements qui ont entraîné un mouvement de panique sur la place Meynard où des personnes étaient installées en terrasse.
  

Voyez le résumé de cette journée de mobilisation un peu partut dans l'ex-Aquitaine, et dans lequel sont interviewés Marc
(gilet Jaune), François Richard (co-secrétaire FSU), Fernand Gonçalves (CGT 64) :

Voyez le résumé de cette journée de mobilisation un peu partut dans l'ex-Aquitaine


Trois rassemblements en Dordogne

En Dordogne, trois rassemblements ont eu lieu ca matin. A Périgueux le rendez-vous avait été donné à 10h30 devant la Bourse du travail. Selon notre équipe sur place, un millier de personnes était présent. A Bergerac, ils se sont rassemblés devant le Palais de justice. Enfin à Sarlat, le cortège est parti de la poste.


Gilets jaunes et syndicats unis à Agen

C'est au Gravier, qu'ils se sont réunis pour porter un discours commun. Gilets jaunes, CGT, FO, ils étaient en nombre sur les bords de la Garonne. La manifestation a commencé par des prises de paroles syndicales, parmi eux un représentant de Force Ouvrière : " À FO nous nous situons dans la journée internationale des revendications, et ces revendications elles sont plus que jamais d'actualité", a-t-il déclaré. "Nous demandons la hausse du SMIC à 1450 euros net, la hausse des salaires dans le privé et le public, mais aussi la hausse des pensions".
 

Dans les Landes, la CGT invite à défiler à Dax

A Dax, ils sont partis des arènes à l'appel de la CGT des Landes. 
 

Dans les Pyrénées-Atlantiques

Les gilets jaunes du collectif du Grand Pau ont décidé d’appeler à un rassemblement unitaire, en convergence avec la CGT et la FSU. Le cortège est parti ce matin de la place de Verdun. On pouvait y voir certains élus comme Olivier Dartigolles, conseiller municipal (PCF) de Pau, aux côtés de gilets jaunes. 

 


A Bayonne, un défilé unitaire était prévu dès 11 heures. Le cortège est parti de la gare dans le calme. Gilets jaunes et drapeaux syndicaux ont côtoyé des militants pour le climat, Abertzale, lycéens, feministes, mais aussi des personnes solidaires avec les migrants. A Bayonne, ce matin, ils étaient près de 2000 selon notre équipe sur place.

>>> Voyez le reportage à Bordeaux de Jean-Claude Lacoste et Nicolas Pressigout dans lequel interviennent Marc (gilet jaune), François Richard (secrétaire général UD-FSU), et Corinne Versigny (secrétaire générale UD-CGT 33) :
La manifestation du 1er mai à Bordeaux

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