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Au CHU de Bordeaux, le cancer du rein se soigne en ambulatoire

Soigner son cancer du rein, sans dormir à l'hôpital. Ce pari est possible au CHU de Bordeaux, seul établissement au monde à proposer une intervention dans ce cadre, sous celioscopie, permettant aux patients de rentrer à leur domicile le soir même de l'intervention.
Invité plateau : Professeur Jean-Christophe Bernhard Service d'urologie - pôle chirurgie Chu de Bordeaux
Date de diffusion : lundi 23 octobre 2017
Traitement du cancer du rein en ambulatoire

En 2004, Eric Berchotteau était opéré du rein une première fois. Il est resté dix jours à l'hôpital. Cette année, alors qu'il doit de nouveau subir une intervention, il n'est resté que quelques heures au CHU de Bordeaux.
 

J'ai été agréablement surpris par la vitesse de récupération. (…) Au bout d'une quinzaine de jour j'étais parfaitement rétabli.

 
Eric Berchotteau, habitant de l'île de Ré a pu bénéficier d'une toute  nouvelle technique utilisée pour l'instant en exclusivité au service d'urologie du CHU de Bordeaux : depuis un an, les patients traités pour le cancer du rein sont traités par célioscopie.

Pas de grosse chirurgie invasive : des petites incisions sont effectuées dans l'abdomen du patient, et seule la tumeur est retirée.   Le rein conserve sa fonctionnalité et le patient peut rentrer chez lui, quelques heures après l'intervention, comme l'explique le professeur Jean-Marie Ferrière, chef du service d'urologie andrologie et transplantation rénale du CHU de Bordeaux.
 

Ca guérit le cancer aussi bien que quand on enlève le rein dans sa totalité. Par contre c'est beaucoup mieux pour le patient parce que ça préserve la fonction rénale (…) et ça permet au patient de vivre plus longtemps.

 
 
Moins de douleurs post opératoires, moins de complications post opératoires, et un retour plus rapide à l'activité, l'équation est séduisante. A ce jour, déjà 29 patients ont déjà bénéficié de ce projet pilote.

"Quand on enlève un petit bout du rein, le risque hémorragique est important en post opératoire, rappelle docteur Julien Rogier, anesthésiste-réanimateur.  Faire des chirurgies aussi lourdes en ambulatoire, c'est quand même assez exceptionnel. Pour pouvoir le réaliser, il faut une parfaite coordination entre les équipes d'anesthésie et de chirurgie".
 
 

 Généraliser le recours à la chirurgie ambulatoire

L'exemple du CHU de Bordeaux pourrait bien inspirer d'autres établissements. La généralisation de la chirurgie ambulatoire est une des pistes avancées par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour réduire le déficit de la sécurité sociale, et s'est fixé un objectif pour 2022 : "que sept patients sur dix qui entrent le matin sortent le soir". 


 

 

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