Bernard-Henri Lévy à Bordeaux : la dédicace de son libre pro-kurde finalement maintenue

Bernard-Henri Levy photographié en mai 2017 lors d'un forum contre l'abstention, deux jours avant le second tour des élections présidentielles. / © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Bernard-Henri Levy photographié en mai 2017 lors d'un forum contre l'abstention, deux jours avant le second tour des élections présidentielles. / © PHILIPPE LOPEZ / AFP

Le philosophe Bernard-Henri Lévy a déploré mercredi l'annulation par une la librairie Mollat à Bordeaux d'une dédicace de son livre "L'Empire et les cinq rois", qui défend la cause des Kurdes. Ce jeudi matin, la librairie indique la dédicace aura finalement lieu. 

Par AR avec AFP


L'annulation de cette séance de dédicace, initialement prévue jeudi à 18h00, a été annoncée par la librairie Mollat sur les réseaux sociaux. 

"Pour les raisons indépendantes de la volonté de l'auteur, la dédicace avec Bernard-Henri Lévy est annulée", a-t-elle indiqué.


Aucun porte-parole de la librairie n'était joignable mercredi soir et la préfecture de la Gironde a indiqué n'avoir joué aucun rôle dans cette décision.

Mise à jour à 9h10 : la librairie Mollat indique sur les réseaux sociaux que la dédicace de BHL aura lieu comme prévu.



Après l'annonce de l'annulation, M. Lévy avait transmis une lettre de protestation adressée au gérant de la librairie, Denis Mollat, où il rapportait avoir été informé que l'événement était annulé "pour des raisons de sécurité".

"Je pense que cette réunion doit être maintenue, et j'espère toujours que Mollat reviendra sur sa décision", déclarait le philosophe, joint au téléphone.

"Je ne cède jamais à l'intimidation, je ne cède jamais au chantage. Quand on commence à reculer sur les principes fondamentaux, on perd sur tous les tableaux: sur celui de l'honneur, et sur celui de la défense des principes", ajoutait-il.

"L'Empire et les cinq rois", réflexion sur la géopolitique du Moyen-Orient, défend la "justesse du combat" pour un État kurde indépendant, idée fermement rejetée par la Turquie.

Fin mai, des affiches de l'hebdomadaire Le Point, dont la une présentait le président turc Recep Tayyip Erdogan comme un "dictateur", avait provoqué la colère de militants turcs.

"Je pense profondément que c'est par la fermeté, et par la fermeté seulement, que l'on répond aux analphabètes qui, un jour, menacent de brûler un kiosque à journaux exposant une couverture du Point sur le dictateur turc et, un autre, prétendent faire taire un écrivain libre", a encore écrit M. Lévy dans sa lettre à M. Mollat.
 

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