Bordeaux : affrontements à Saint-Michel, le maire demande à la préfète de “prendre des mesures”

C'est sur cette place au milieu des terrasses de cafés que la bagarre a éclaté dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux. / © FTV
C'est sur cette place au milieu des terrasses de cafés que la bagarre a éclaté dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux. / © FTV

Jeudi dernier deux bandes rivales se sont violemment affrontées au beau milieu des terrasses de café sur la place. Un climat dénoncé par les commerçants et riverains. Nicolas Florian se dit "stupéfié" et entend prendre des mesures conjointement avec la nouvelle préfète.

Par C.O

"Un des poursuivis, il s'est caché, ils sont rentrés pour le taper (...). Ils sont arrivés avec la batte de baseball, quand même, raconte Yacine Mender", cafetier.


Jeudi dernier à 20 h, une bande a remonté la rue des Faures jusqu'à la place Saint-Michel, poursuivie par une autre bande. Au milieu de la course-poursuite, des clients attablés aux terrasses des cafés, médusés. Les protagonistes étaient, selon certains témoins, armés de battes de baseball et de barres de fer.

On ne connaît pas pour l'instant les raisons de cette bagarre, ni si elle a un quelconque lien avec un trafic de drogue. À l'arrivée de la police, les auteurs des faits avaient déjà pris la fuite, en voiture pour certains.

"Qui en pâti ? les riverains et les commerçants", explique Driss Benhaddou, président des commerçants du quartier Saint-Michel. "Moi, j'ai des riverains, des mères de famille, qui m'appellent et qui ne sont pas en sécurité, et qui me disent qu'il faut trouver une solution".


En juillet 2017, les commerçants du quartier avaient déjà baissé le rideau pour dénoncer " bagarres, les trafics de drogue, les insultes". Le soir même le patron d'un bar situé rue des Faures avait été aggressé et la police avait alors lancé un appel à témoin.

Les caméras de surveillances, installées dans le secteur, n'ont pas empêché cette bagarre jeudi dernier. Dès samedi, Nicolas Florian déclarait "il n’est pas question pour moi de laisser s’installer cela".

"Une chasse à l'homme à 18 h au milieu de paisibles passants, je suis stupéfié. C'est pour ça que j'ai écrit à madame la préfète, pour voir comment conjointement, et comment moi aussi, je peux l'aider, pour qu'on prenne des mesures", a déclaré Nicolas Florian sur notre antenne.


Certaines associations demandent à ce que l'espace public puisse être réservé pour des animations ou repas de quartier. Ahmed Serraj, directeur du Boulevard des Potes, affirme que "c'est en s'appropriant la rue qu'effectivement, on est d'une manière offensive, à peut-être éloigner ou écarter des activités qui peuvent être des activités illicites".

Pour l'instant, la préfète ne s'est pas exprimée sur le sujet.

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